Le marché des souliers masculins ne connaît pas la crise !
by hugoparis
S’il existe un marché qui, visiblement, ne connaît pas la crise, c’est bien celui des souliers haut de gamme masculins. J’ai personnellement vécu toutes les époques de l’évolution de l’offre, en amateur obsessionnel que je suis, depuis mon plus jeune âge. Il y a encore ne serait-ce que 20 ans (j’en ai 45), la palette des choix à notre disposition était assez simple : Church (dont je ne comprend toujours pas la descente aux enfers de la qualité et des formes), Weston et, pour les plus nantis, Edward Green (pour les ultra traditionnels), John Lobb et bien sûr Berluti qui, à mon humble avis, a été la maison par qui tout est arrivé (et dont la vitrine rue Marbeuf est sans doute l’une des plus « léchées » au monde, dans tous les sens du terme).
Depuis, au milieu des années 90, j’ai eu un coup de foudre pour Stefanobi (distribué à l’époque uniquement chez l’Eclaireur) avant d’assez vite abandonner cette maison en raison de formes ultérieures très fashion victims. Et puis, d’essayages en recherches, j’avais finalement restreint mes choix à deux ou trois maisons qui me semblaient indétrônables et pour longtemps : Corthay bien sûr, Marc Guyot (dans une gamme inférieure mais avec des formes tellement racées) et Berluti dont je reste un fervent supporter même si leurs prix ont eu tendance à s’envoler depuis l’intégration dans le groupe LVMH.
Pourtant je dois avouer aujourd’hui être quelque peu ébranlé dans mes certitudes par l’arrivée permanente de nouvelles griffes dont les formes et les finitions repoussent les frontières des possibles ainsi que par l’évolution récente de certaines maisons en plein renouveau.
Aujourd’hui j’avoue être impressionné par la (minuscule) gamme du chausseur portugais CARLOS SANTOS (designé par MG encore lui), par la refonte (at last) de la gamme EDWARD GREEN et surtout par les modèles absolument étourdissants de la maison GAZIANO & GIRLING qui propose en PAP des formes et des cambrures jusqu’ici jamais vues en dehors de la Grande Mesure. Je n’ai à ce jour pas eu l’occasion de tenir en mains (et encore moins de chausser) des modèles de cette maison qui, de manière incompréhensible, sont introuvables à PARIS.
En voici deux exemples de PAP :


Et voici deux paires éblouissantes en Bespoke :


Bon, eh bien c’est clair, il va falloir aller toucher ces merveilles. Le premier qui sait où les trouver à Paris aura la gentillesse de faire signe aux autres…
HUGO





3 commentaires
Hugo si vous voulez des G&G, certes elles ne sont pas commercialisées à Paris, mais vous pouvez les commander directement à Dean Girling par mail en choisissant le modèle sur leur site, et vous les faire expédier.
Je l’ai fait et je puis vous dire que je ne le regrette pas. Les G&G sont sensationnelles, incomparables et d’une élégance rare!
Merci pour cette information. Le seul problème résidant, selon moi, dans le fait d’acheter des souliers sans les essayer… Et quand on sait les différences très importantes de nomenclature des tailles même dans les plus grandes maisons, cela représente un risque réel d’acquérir des souliers (à fortiori de cette qualité) sans avoir pu s’assurer qu’ils sont bien à la bonne pointure (d’ailleurs proposent-ils différentes largeurs ?). HUGO
Oui effectivement il y a bien différentes largeurs. Je dirais que les G&G taillent à peu près comme les Edward Green, en revanche de par leur forme plutôt cambrée, leur particularité est d’adhérer aux pieds ce qui donne au final une vraie sensation de légèreté très agréable au port.
C’est sûr qu’il est plus rassurant d’essayer avant d’acheter, mais l’élégant dans sa quête perpétuelle d’excellence et de singularité doit savoir prendre quelques risques parfois.
(élan de bravoure mesuré toutefois car Dean ou Tony ne refuseront certainement pas de vous échanger une paire en PAC qui ne vous irait pas)