Parisian Gentleman


Les fondamentaux de l’élégance – partie 3. Les proportions (partie 3) : la chemise et la cravate

by hugoparis

MG

(Tiré des travaux d’Alan Flusser, auteur de « Dressing the Man »)

LA CHEMISE

En matière de proportion, le col de la chemise est l’élément-clé qui structure le visage et attire l’attention vers celui-ci. Le choix d’une chemise devrait être guidé principalement par l’adéquation entre la forme de son col et la forme du visage de celui qui la porte. Considérez le visage comme une peinture et le col comme son cadre. Une peinture de petite dimension requiert un cadre de même échelle., tout comme un homme au visage fin a besoin d’un col de dimension réduite. A l’inverse, un visage plus large sera mieux « encadré » par un cadre (le col) de plus grande dimension.

LA CRAVATE

La largeur d’une cravate a toujours été déterminée par la largeur des revers de la veste. Un homme possédant de petites épaules possède également une petite poitrine et donc peu de place pour le revers de sa veste. Il choisira donc des revers étroits qui dicteront la largeur de sa cravate (étroite elle aussi). Inversement, un homme dont les épaules sont larges aura recours à des revers de veste généreux et donc à une cravate plus large. La largeur moyenne du revers à cran (notch lapel) d’un veste droite se situe entre 9 et 10,5 cm. Choisir une cravate dont le bas se situe dans cette moyenne vous immunisera contre les caprices de la mode.

Cheers, HUGO

 

 


15 commentaires

jiggie — 24 août 2009 16:36

 » tout comme un homme au visage fin a besoin d’un col de dimension réduite. A l’inverse, un visage plus large sera mieux “encadré” par un cadre (le col) de plus grande dimension.  »

je n’y connais pas encoree grand chose mais, ce n’est pas plutôt l’inverse ?

et bravo et merci pour ton blog géniale

hugoparis — 27 août 2009 16:06

Bonjour, non non c’est bien ainsi qu’il faut le lire. Car un visage fin dans un col de grande dimension sera noyé et inversement un gros visage dans un col de petite dimension paraîtra encore plus gros. Proportions, proportions… HUGO

LEUCK — 28 août 2009 19:16

Bonjour,

pour répondre à l’interrogation de Jiggie, je dirais que c’est une question de point de vue. ce que je veux dire, c’est que le travail de Flusser sur les proportions, en tout point ramarquable, peut servir de guide pour un homme cherchant à peaufiner son style en bornant sa démarche entre les codes immuables de l’élégance. On peut considérer à ce titre que Flusser recherche toujours le compromis idéal en limitant visuellement les ‘anomalies’ de nos conformations.
Maintenant, un homme déjà maître de son style peut avoir des envies un peu disgressives et chercher au contraire à augmenter ou diminuer telle ou telle particularité de sa conformation.
Quelques exemples pour imager mes propos :
- Cary Grant avait l’habitude de porter des vestes assez padées car ses épaules étaient peu larges et sa tête assez grosse, ainsi, il paraissait plus équilibré avec un rapport carrure/tour de tête plus favorable. En cela, on peut considérer qu’il colle à l’esprit de Flusser.
- Karl Lagerfeld lui, depuis qu’il a perdu beaucoup de poids, possède un cou long en fin qu’il ne cesse d’augmenter visuellement en portant des pieds de col démesurés. Sa démarche est ici de mettre en valeur son port de tête, exhibant encore son aura et de façon sous-jacente de proclamer sa haine du laissé aller.
- Je finirais par un exemple personnel, physiquement, je suis comme C Grant (lol), long et mince mais au contraire de cet acteur très élégant, mon choix est d’augmenter encore ma hauteur en portant beaucoup de complets à rayures verticales et plutôt des vestes droites Napolitaines alors que n’importe quel guide me conseillerait des vestes croisées très épaulées en Prince de Galles !

Voilà, tout ça pour dire que la vérité se trouve sans doute entre ses deux sensibilités.

A bientôt.

Traztaroot — 31 août 2009 14:30

A la première lecture j’ai aussi pensé qu’il y a avait eu inversion.

En fait non, la confusion vient du fait que l’on parle ici de la taille du col (de sa largeur, ou plutôt de sa hauteur), et non de l’écartement des pointes, qui sont deux paramètres indépendants.

Pierre — 01 septembre 2009 12:36

Bonjour,

Je tenais à vous dire que je trouve votre blog très enrichissant et de grande qualité ! Grâce à vous, j’apprends des tas de choses sur ce qui fait l’Elégance masculine.
J’ai grand plaisir à vous lire.

Bonne continuation !

Pierre, 17 ans

P.-S. : Vos articles sur les fondamentaux sont une mine d’or !

Alphonse — 02 septembre 2009 14:15

9cm je trouve ça déjà trop large, importable pour moi. Grand et mince, j’aime bien 7.5 cm.
A peine plus large que les cravates de collège anglais.

Avec une cravate de 9cm, je ne peux pas enchainer une journée de travail (où je les admets à la rigueur), et une sortie en ville, où j’ai besoin de me sentir bien

chris — 04 septembre 2009 12:56

impatient de lire la suite…

Nicolas 18 — 22 septembre 2009 15:33

Je pense pour ma part que la forme d’un col doit etre à l’inverse (sans exageration) de celle de la tete, mais qu’en revanche sa taille doit etre proportionnée à la tête en question.

Maurice — 09 novembre 2009 11:45

NO COMMENT.
Merci PG

Maverick — 20 juillet 2010 19:43

Une cravate peut-elle être portée avec une chemise à col américain.

hugoparis — 20 juillet 2010 21:18

Bonsoir,
quand vous dites « col américain », vous voulez parler d’un col « button down » (col avec deux boutons) ? Les chemises « button down » (dites américaines parce que popularisées par la maison Brook Brothers) sont théoriquement des chemises casual qui se portent prioritairement sans cravate. Toutefois, elles peuvent aussi (même si ce n’est pas mon goût personnel) se porter avec. HUGO

Maverick — 20 juillet 2010 21:41

En effet je parlai bien d’un col button down.
Un ami m’a dit que porter une cravate avec ce type de col était  »strictement interdit » ( non négociable).
Merci pour votre éclairage.

hugoparis — 20 juillet 2010 21:52

(Re)bonsoir,
les chemises button down ont été inventées par et pour les joueurs de Polo. L’idée fondatrice était de boutonner le col afin que ce dernier ne se relève pas pendant le match sous l’effet du vent et de la vitesse du cheval, et donc ne vienne pas gêner le cavalier. Donc il s’agit bien, à la fois historiquement et habituellement, d’une chemise « sport » qui se porte par conséquence la plupart du temps sans cravate. Pour autant, il suffit de marcher 5 minutes sur Madison Avenue à Manhattan pour se rendre compte qu’aux USA (et beaucoup moins en Europe), cette « règle » est éminemment négociable. HUGO

andrei — 29 juillet 2011 15:32

Je ne vois rien de gênant à porter une chemise « button down » avec une cravate. Ce n’est pas très adapté au noeud Windsor (trop épais), mais ça passe parfaitement avec un noeud simple. De surcroît, la veste est censée cacher les boutons à la pointe du col…

andrei — 03 août 2011 09:52

Erratum : je porte en ce moment même une cravate Attelson nouée Windsor avec une chemise Pierre Cardin « button down ». Ca marche très bien, puisque les boutons du col écartent légèrement les pans et mettent en valeur le noeud Windsor.
J’irais même jusqu’à dire que ce type de noeud de cravate est obligatoire avec les cols larges et/ou écartés, pour éviter un vide disgracieux.

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