Rester discret… sans pochette.
by hugoparis
BBB Fall 2009. Crédit photo : Barnaby Roper
Il nous semble que c’était hier : l’époque où les hommes Américains avait ré-adopté la pochette afin d’ajouter de la flamboyance à leur mise et de communiquer à autrui qu’ils faisaient partie du club de « ceux-qui-font-des-efforts ».
Mais quand la situation économique se dégrade (comme aujourd’hui), il est naturel pour certains corps de métiers (les banquiers ?) de se reposer la question de la flamboyance. Les rapports sur la mort supposée de la pochette sont grandement exagérés. Mais son absence – temporaire – est une façon de communiquer que vous faites partie de « ceux-qui-font-attention » ou de « ceux-qui-savent-rester-simples ».
Il faudra s’y faire : en temps de crise, le costume business est un médium qui « dit » beaucoup et qui peut soit vous servir soit vous desservir. Dans le doute, la discrétion sera toujours le choix le plus sûr, même si chez PG nous continuerons à porter la pochette quand bon nous semble. Nous ne sommes pas banquiers.
Cheers, HUGO




10 commentaires
La pochette est en effet à éviter dans les circonstances appelant la sobriété, voire la morosité vestimentaire: un patron venant annoncer des licenciements, un entretien d’embauche, des funérailles…
Mais la pochette apporte un véritable relief à la tenue, qui parait « vide » sans cet ornement.
Donc non à la pochette lorsqu’il faut se faire discret; mais un grand oui en temps normal.
Sur le parvis de la Défense, y a un sacré paquet de dandies qui font partie du club de « ceux-qui-savent-rester-simple » alors ! ;)
Je ne suis pas vraiment d’accord avec ces lignes.
En effet, les arguments utilisés me rappellent les arguments de ceux qui disent que le port de la cravate met une sorte de barrière sociale entre ceux qui en portent et les autres. Une personne qui n’a pas de pochette pendant la Crise n’en avait pas auparavant; la Crise n’a rien à voir là-dedans à mon sens. C’est un « prétexte dont se servent les imbéciles pour s’excuser d’être aussi nombreux » pour reprendre un propos d’Erik Satie.
Bref, les gens portant une pochette sont si rares que je ne peux me résoudre à ne pas en porter. Une pochette fine (non bouffante) n’est pas franchement ostentatoire; en tout cas pas plus qu’une cravate.
Correction du commentaire de Prince Sernine : ce ne sont pas les pochettes qui sont à éviter, mais les funérailles et les entretiens d’embauche.
Je trouve que l’on peut rester très discret avec une pochette en lin, blanche, TV fold. Il faut vraiment être homme politique (ou, éventuellement, s’adresser à des hommes politiques) pour consentir à l’enlever. A mon goût, l’absence de pochette ruine l’économie du costume et change la plus salutaire sobriété en vague morosité.
Ouf! le titre m’a contrarié, le contenu m’a rassuré.
Virgile, je suis d’accord avec toi sur le fond. Le coeur du sujet est d’assumer ce que l’on porte. Assumer, c’est le bon verbe. HUGO
Je suis hors sujet mais j’aimerais savoir où je peux trouver des costumes en PAP dont la coupe de la veste soit comparable à celle de la photo ci-dessus, car je la trouve vraiment tres belle.
Nicolas,
vous avez très bon goût car le costume dont vous parlez est un 2 boutons de la mythique maison Attolini (6000 $ tout de même !!). Superbe coupe, crans placés très haut, magnifique travail d’épaule, petite poitrine… Quasiment impossible à trouver en PAP, si ce n’est chez Attolini ou Kiton, c’est à dire du PAP souvent plus onéreux que de la grande mesure… HUGO
Ouie , aie, mais merci.
Je reste dubitatif…Sachant qu’une pochette en soie ne se porte qu’après 18h00.
Pour la journée, je reste fidèle au mouchoir blanc en lin.
Gardons les règles du classique.