Variations autour du Blazer
by hugoparis
© The Rake. Crédit photos : Munster
Gentlemen,
en ces temps pour le moins perturbés où l’incertitude le dispute au pessimisme général, le retour aux fondamentaux dans tous les secteurs de la vie est l’une des tendances très lourdes de la fin de la première décennie du 21ème siècle.
Notre petit monde de chercheurs en émotions vestimentaires n’échappe pas à la règle, avec le retour en force – annoncé – du Blazer, pièce fondamentale et incontournable de toute garde-robe masculine.
Pourtant, nous allons le voir, retour aux fondamentaux ne rime pas forcément avec timidité et encore moins avec austérité. Et dans ce cadre, le Blazer fait plus que jamais preuve d’une versatilité exemplaire. Les quelques images (issues une fois de plus de l’excellent The Rake) en témoignent sans équivoque.
PS : pour nos lecteurs réguliers, notez que sur l’avant dernière photo, le mannequin porte un magnifique pantalon de la maison Ambrosi, à laquelle nous avons consacré un long article la semaine dernière.
Blazer droit mohair bleu navy en grande mesure, cravate et pochette, Rubinacci. Chemise chambray bleu en grande mesure, Salvatore Piccolo, Pantalon saumon en coton et soie, Tom Ford.
Blazer droit en soie bleu nuit, Tom Ford. Chemise sur mesure et cravate, Charvet. Pantalon blanc en coton, Polo Ralph Lauren.
Blazer croisé cachemire noir en grande mesure, Timothy Everest. Chemise sur mesure, cravate et pochette, Charvet. Pantalon laine grise en grande mesure, Ambrosi.
Blazer croisé en soie avec boutons dorés, chemise et cravate, Tom Ford.
Cheers, HUGO










10 commentaires
Quelle est la marque du blazer croisé de la dernière photo (épaule Ciffonelli) ?
bonjour hugo,
Encore une fois je mepermets de vous demander quelles sont les maisons d’ou proviennent ces habits. Enfin, quelque chose me chiffone a propos des pantalons Ambrosi, un detail que j’avais deja remarqué sur l’article in extenso mais plus particulierement frappant ici. N’est-il pas anormal que ceux-ci plissent facilement lors dans des postures pourtant pas exagerees? Ma mamie cherie m’a confié entre autres conseils vestimentaires de faire attention a ce detail, signe d’une couture mal a propos ou d’une taille trop courte de pantalon (ce qui ne semble pas etre le cas ici).
Oui, j’aimerais aussi savoir d’où provient cet extraordinaire blazer croisé (quelles hanches !) de la première et de la dernière photo.
La réponse dans le post mis à jour. HUGO
Photo 3: Quelqu’un va-t-il me dire ou trouver ces cols en France à part chez Charvet ? (le vrai cuttaway avec un pas d’un bouton, pas la demi-copie de mauvais gôut « semi-italien » que l’on trouve partout).
Je possède deux chemises PAP qui ont ce col et qui viennent du Row… A part ça, jamais trouvé en France autre part que chez le grand chemisier suscité.
J’ai un priapisme tenace à chaque fois que je vois ces photos … ;)
le premier blazer est il toujours un ouvrage de tom ford ?
Yep.
La tendance qu’a Tom ford à trop cintrer à la taille ses vestes féminise les corps et ça n’est pas du tout à mon gout ( peut-être parce que justement j’aime seulement les femmes et je les aime en tant que telle).De manière générale il se dégage des photographies provenant de ce styliste une impression gênante de « too much ».L’élégance doit se parer de nonchalance sinon c’est l’effet poupée barbie bodybuildée assuré.
Idem pour les chemises col cut-away à rayures et col blanc type « banquier » qui sont hors sujet avec une tenue sport telle que le blazer.Quant au choix de la « couleur » noire pour un blazer c’est d’un mauvais goût assuré, digne du manque de culture vestimentaire d’une « marque » comme the kooples, désolé de devoir évoquer ce nom sur un blog si respectable.Je précise que je suis un adepte du classicisme jusqu’au-boutiste du Chouan.
PS : En fait, je trouve que ces photos rivalisent chacune avec le mauvais goût de l’autre de sorte que cet article aurait mieux à faire sur le blog de comme un camion.Ou alors Hugo fait en sorte de brouiller les pistes de ses lecteurs afin de rester le dernier homme élégant sur terre.
PS 2 : Désolé de devoir évoquer des marques et des noms que je pourrais offenser mais comme l’a dit si justement Joseph de Maistre, dénoncer les idées sans les noms c’est ne faire qu’à moitié le travail (dit avec mes mots bien entendu).