Les costumes trop grands : la maladie du PAF

Hugo JACOMET

Gentlemen,

si vous êtes des lecteurs assidus des blogs consacrés à l’élégance masculine (dont PG), vous devez de plus en plus fréquemment remarquer, dans la rue, le nombre incalculable d’hommes vêtus de vestes beaucoup trop grandes pour leur morphologie. La contagion de cette maladie de grande ampleur est favorisée par nos médias dans lesquels les hommes publics – hommes politiques ou stars du petit écran – montrent « l’exemple » de manière assez pathétique. Ainsi, nous avons tous en mémoire l’image de Dominique de Villepin, un homme qui a indéniablement de l’allure, mais qui s’évertue à ne porter que des vestes BEAUCOUP trop grandes pour lui.

Etant moi-même un professionnel de l’audiovisuel, et connaissant le soin quasi surnaturel apporté à l’éclairage et au maquillage sur un plateau de télévision, je ne comprends d’ailleurs vraiment pas comment des réalisateurs ou des directeurs artistiques peuvent  laisser passer autant d’erreurs fondamentales quant à la mise des hommes qu’ils mettent en scène (focalisez vous sur les épaules et le col des vestes de la quasi totalité des présentateurs de télé et vous comprendrez de quoi je parle). C’est, pour moi, un vrai mystère qui témoigne sans équivoque de la pauvreté de la culture vestimentaire dans le PAF.

Quant aux éternels « classements » des personnalités les plus élégantes du PAF réalisés généralement auprès des lecteurs des magazines de programmes TV (vous savez les pauvres magazines qui ne servent plus à grand chose à l’heure de l’internet et de l’Iphone, et que l’on trouve soit dans les toilettes, soit dans les salles d’attente bondées des médecins), ils nous donnent un aperçu sans équivoque de la myopie ambiante sur le sujet. Ainsi, dans un classement récent, trois animateurs TV sortaient assez nettement du lot : Laurent Delahousse, Frédéric Taddeï et l’inoxidable « man in black », Thierry Ardisson.

Elégants ces hommes là ? A vous de juger…

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Dans ma campagne natale, on appelle cela être habillé comme un sac. Tout est à jeter : veste hideuse, trop grande et semblant sortir directement du compartiment d’un avion venant d’effectuer un vol transatlantique, le même tee-shirt noir depuis 20 ans, pantalon catastrophique, petite bedaine bien mise en avant etc…

Là encore, une connaissance même rudimentaire des fondamentaux de l’élégance, aurait permit à Frédéric Taddeï d’éviter quelques erreurs fatales à sa prestance : veste trop longue, manches trop longues, pantalon trop long et porté trop bas, souliers de qualité plus que douteuse…

Physique avantageux et mise moins catastrophique que nos deux précédents exemples. Mais le résultat est à des années lumières du potentiel de l’individu. Et ce col…

Cheers, HUGO

Hugo JACOMET.