Parisian Gentleman


2009 : le zapping de Parisian Gentleman

by hugoparis

Gentlemen,

voici donc, à la mode zapping, ce que Parisian Gentleman retiendra de 2009, sa première année d’existence sur le front de la résistance sartoriale.

COUPS DE COEUR :

- Les souliers Carlos Santos : une nouvelle griffe au firmament des souliers (très) hauts de gamme. Peaux, montages et finitions d’une qualité inouïe pour du PAC.

- Dashing Tweeds : le travail audacieux et rafraîchissant de l’inénarrable Guy Hills, photographe dandy s’étant donné pour mission d’inventer les tweeds du 21ème siècle.

- The Rake : LE magazine de l’élégance masculine. Exceptionnel à tous égards : qualité hors normes du magazine, somptueuses photos, articles très documentés, ligne éditoriale variée. Sans aucune concurrence.

- Les pantalons Ambrosi : ce qui se fait sans doute de mieux au monde en dessous de la ceinture. Naples sera toujours Naples…

- La gamme de vestes sport Cifonelli : où comment la 4ème génération de la légendaire maison réussit à allier tradition ancestrale de fabrication et modernité des coupes. Mission réussie avec panache.

COUPS DE GEULE :

- Toutes les fausses offres proposant du « sur-mesure » voire du « Bespoke » à des tarifs fantaisistes (on a vu des publicités pour des costumes réputés « entièrement sur mesure » à partir de 199 euros !!!). 2009 aura donc vu l’avènement d’une ribambelle d’usurpateurs proposant tout et n’importe quoi (surtout n’importe quoi) sous l’appellation « sur mesure ». Ces « maisons » (souvent des sites web faisant tout simplement fabriquer en chine) sont à la grande mesure, ce que Dominique de Villepin est au Général de Gaulle, ce que Francis Huster est à Gérard Philippe ou, pire, ce que Brahim Asloum est à Marcel Cerdan.

BONNES SURPRISES :

- L’audience de PG (une vraie surprise croyez moi) et la naissance de deux blogs de qualité : le Chouan des Villes et Stiff Collar. En 2009, le front francophone de résistance sartoriale aura donc progressé de belle façon.

- Le retour en grâce du gilet. Une tendance encore timide mais réelle qui devrait se confirmer en 2010. Un coup de coeur particulier chez PG pour le retour des gilets croisés. Elégantissime.

MAUVAISES SURPRISES :

- Le virage éditorial raté de Dandy Magazine. Quand on voit le succès de The Rake, on se demande bien pourquoi Dandy a choisi de devenir plus généraliste au moment même où l’élégance intéresse de plus en plus de lecteurs. Dommage, vraiment.

- Les difficultés de la maison Corthay. Car même si nous sommes nombreux à nous être quelque peu détournés de la rue Volney pour cause d’accueil arrogant et indigne d’une telle maison, nous sommes encore plus nombreux à souhaiter de tout coeur que ce grand représentant de l’art bottier se relance et continue à nous créer des bouts et des formes uniques au monde.

Et vous, quel est votre zapping pour 2009 ?

Cheers, HUGO


7 commentaires

Guillaume — 01 février 2010 16:33

Je suis d’accord avec vous en tout point excepté le dernier, concernant l’arrogance présumée de la maison Corthay.

Il est vrai que je n’ai pénétré qu’une seule fois dans l’enceinte de la rue Volney, mais à cette occasion je n’y ai pas ressenti de mépris.

Et pourtant je « cumulais » : je suis jeune, je portais des chelsea boots mal cirées, et je souhaitais essayer les modèles sachant pertinemment que je n’achèterais pas.

Malgré cela, j’y ai passé une demi-heure avec un apprenti, certes, à discuter souliers.

Ceci dit je vous rejoins sur la nécessité de survie d’une telle maison ainsi que sur la majorité des autres remarques – carlos santos m’attire moyen.

J’en profite également pour vous remercier pour ce blog d’une qualité époustouflante, dont la lecture est d’autant plus agréable que le style est clair, délicat, et soulagé de toute faute. Je suis lecteur depuis quelques mois, et je ne me lasse pas. Merci.

Bien à vous,

G.

hugoparis — 01 février 2010 16:54

Merci pour votre commentaire. Et quant à vos compliments concernant le style rédactionnel et l’absence de fautes d’orthographes, force est de constater que nous vivons une drôle d’époque dans laquelle une écriture respectant simplement notre langue n’est plus la norme, mais quasiment une exception. Effrayant. Bien à vous, HUGO

Damien — 01 février 2010 21:41

Concernant Corthay, quelques éléments. Leur production en PAC m’éblouit, tout simplement. Mais l’accueil…
Un achat il y a quelques semaines : quasiment aucun modèle à ma taille (du 9 chez eux !), aucun embauchoir de disponible (incroyable), des souliers rendus dans des pochons générique non griffés et à même le sac cartonné. Clairement indigne d’une maison qui fait dans le luxe… Très triste.

Guillaume — 02 février 2010 02:12

J’ai déjà admis ma relative ignorance des habitudes de la maison, mais toutefois affirmer ma croyance en leur proximité. Mais là, je commence à admettre l’idée contraire à la lecture de ces quelques éléments en effet !

Indépendamment de la question du prix payé, qui compte cependant, je rejoins finalement Damien et Hugo en ce qu’une maison d’un tel prestige agissant de la sorte est indigne de son rang. C’est particulièrement choquant oui. Si cela s’avère être une pratique habituelle.

Finalement, je suis d’accord en quasiment tous points alors, concernant votre article :) (je maintiens pour les carlos santos !)

G.

ducerf — 02 février 2010 18:34

Je vote pour ces motions!
Bonne année 2010!

Alban C. — 08 février 2011 15:30

Hugo, tout d’abord bravo pour l’ensemble de votre travail au service de l’élégance masculine. J’adore.
Une parenthèse (insignifiante): vous avez la dent dure contre Brahim Assloum que nous aimons bien chez Cerdan. Brahim n’a jamais eu la prétention de tuer le père, Marcel Cerdan.
Bien cordialement et en toute élégance.

hugoparis — 08 février 2011 15:42

Cher Alban, ce n’est que pure licence littéraire. j’aurais pu tout aussi bien dire, « ce que Francis Lalanne est à Neil Young »,  » ce que Frédéric Mitterrand est à André Malraux » ou, pire, « ce que Marc Levy et Anna Gavalda réunis sont à Gustave Flaubert ». Vu sous ce dernier angle, Asloum est sans doute plus proche de Cerdan que Levy et Gavalda de Flaubert. C’est vrai. HUGO