Le col « extreme cutaway » : La signature de la maison Udeshi
by hugoparis
Gentlemen,
dans l’arène de l’élégance masculine où la bataille pour la différenciation fait rage, certaines maisons ont réussi le tour de force de se démarquer des autres en centrant leur communication sur un article ou un détail « phare » venant signer, au premier coup d’oeil, la marque.
C’est la cas de Charvet et de Marinella avec leurs cravates sept plis reconnaissables entre toutes, de Cifonelli avec son travail d’épaule désormais célèbre, de Berluti avec sa gamme démesure et ses modèles mythiques (Warhol, Alessandro), de Borelli avec ses chemises dont les cols sont si particuliers (léger renflement au niveau des coutures), de Hermès avec ses magnifiques cravates aux motifs déclinant – toujours discrètement – le H maison, de Corthay avec son Derby Arca (l’un des souliers montés en GoodYear parmi les plus racés au monde), de Kiton avec ses costumes aux épaules napolitaines naturelles, de Tom Ford avec ses revers de vestes droites à cran aigus très généreux et de Marc Guyot avec ses créations anachroniques inspirées des années 30, pour ne citer que certaines d’entre elles.
Dans ce registre, l’excellente maison londonienne Udeshi (du nom de son fondateur, Oscar Udeshi, originaire de Hong Kong), a fait du col « extreme cutaway » l’une des figures de proue de sa communication. Et à priori, le pari semble réussi puisque bon nombre d’élégants associent désormais assez naturellement ces cols « extrêmes » à Udeshi.
Nous ne sommes pas, chez PG, particulièrement amateurs de ces cols quasi inexistants (notre préférence allant plutôt aux cols généreux), mais nous devons avouer que les modèles présentés ont une allure certaine et qu’ils peuvent constituer un « twist » intéressant pour certaines de vos mises (plutôt très habillées évidemment).
Et en ce qui concerne la qualité de ces chemises fabriquées au Portugal (enfin une maison de Mayfair qui ne se cache pas derrière un « Jermyn Street since 1890″ tendancieux), elle est tout à fait acceptable, dans une gamme de prix assez élevée – environ 200 euros pour une chemise en popeline avec ce type de col – mais cohérente avec le produit et ses finitions.
A noter que ce seul modèle est accessible sur l’e-store de la maison (en compagnie de quelques accessoires, boutons de manchettes, petite maroquinerie, baleines de cols, ceintures).
Cheers, HUGO







5 commentaires
J’ai une seule chemise avec un tel col et j’apprécie beaucoup ce petit côté col de tunique, peu élevé, très planquant. Une merveille à porter, moi préfère les cols courts ^^
Un double Windsor s ‘impose. Racé, raffiné, un rien suranné mais extrêmement élégant…
Nicolas
Cher Hugo, Chers lecteurs de PG,
Juste un petit addendum, pour vous signaler que si – comme moi – vous aimez ce col, le « chemisier internet » Saint Sens accepte de le fabriquer à la demande.
Amicalement
Nicolas
Une voix dissonante : je n’aime pas du tout… un twist un peu extrême… je vois bien un de nos bobos du showbiz hexagonal avec ce col ouvert et une cravate légèrement dénouée… beurk. Enfin, les goûts et les couleurs… Ceci-dit il va sûrement bien avec le noeud pap’… :-)))
Bonjour,
De retour de Londres, je vous fais part de mon entière satisfaction sur la maison Udeshi. Un accueil des plus chaleureux par Mr Udeshi. Un service clair avec un panel de tissu de premier choix (alumo) et un personnage particulièrement sympathique et qui n’hésitera pas à vous donner de bonnes adresses pour votre séjour.
Cravate indispensable pour mettre en valeur le col, en double windsor.
Une bonne expérience donc que je recommande.
Samuel