Parisian Gentleman


Chemise mesure de la maison Courtot

by hugoparis

Gentlemen,

comme promis, voici une image de ma première chemise mesure réalisée chez Courtot (rue de Rennes à Paris).

Et comme je le pressentais dès la prise de commande et de mesures (accueil sobre et agréable) dans cette jolie petite maison de tradition, le rendu final de cette première chemise est tout à fait convaincant.

Il s’agit d’une chemise en popeline de coton de première qualité, à fines rayures bleu ciel, avec poignets (simples) et col blancs. Pour cette première commande j’ai choisi, à dessein, une chemise assez complexe à réaliser avec, notamment, un col rond très court assorti d’une petite patte boutonnée (tab collar).

Après inspection précise de l’objet, tout y est : coutures anglaises, boutons montés « zampa di gallina », hirondelles de renfort, dernière boutonnière à l’horizontale, emmanchures décalées, raccord des rayures épaules-manches parfait et baleines amovibles. La chemise est livrée « décatie », c’est à dire après un lavage à très haute température (80°) afin d’éviter qu’elle ne rétrécisse après les premiers lavages.

La photo présentée ici (désolé pour la qualité modeste de la photo et pour mon rasage de milieu d’après-midi, mais je n’avais qu’un Iphone sous la main) vous montre le col équipé d’une cravate Hermès ultra-slim en soie lainée de très belle façon (très onéreuse en revanche : plus de 300 euros).

Evidemment ce type de col un peu extrême implique le port d’une cravate très étroite avec un tout petit noeud (qui n’est pas, sur la photo, très réussi je l’avoue volontiers). Mais l’effet « arche » est perceptible et le tout est, au final, extrêmement chic.

Prix de cette petite merveille : 215 euros sans la broderie des nombres ce qui est, évidemment, très raisonnable pour une chemise de cette qualité.

Une maison à suivre donc de très près et qui peut permettre à bon nombre d’entre nous d’entrer dans le monde merveilleux de la mesure sans pour autant se ruiner.

Seul petit bémol (du au succès grandissant de la maison et au net rajeunissement de sa clientèle) : le délai. Comptez un mois pour prendre possession de vos chemises. Mais votre patience sera largement récompensée !

Cheers, HUGO


Cet article est également disponible en : Anglais

21 commentaires

Nicolas — 31 mars 2011 17:17

 » avec manches et col blanc  » Vraiment ? Des manches blanches ?
Simple boutade, j’imagine qu’il s’agit des poignets et du col qui sont blancs.
Je profite de ce petit commentaire pour vous dire que votre blog est très réussi !
Cheers !
Nico

hugoparis — 31 mars 2011 17:27

Oupss, j’ai écris « manches blanches ?? »… Mon dieu, c’est le surmenage sartorial ! Je corrige. Cheers Nico, HUGO

LancelotG — 31 mars 2011 17:42

Je me risque à un petit parallèle entre la maison Courtot et votre article sur ses chemises : L’attente est à la hauteur de la qualité, c’est dire!

Smog — 31 mars 2011 18:19

Je confirme la très bonne impression de cette maison. J’ai franchi leur porte il y a bientôt un an et je ne le regrette pas. Je dois avoir une dizaine de chemises dont la qualité est irréprochable et le service est toujours impeccable.

Guillaume — 31 mars 2011 18:30

Superbe chemise en effet ! J’entend parler de cette maison depuis quelques temps déjà et il va falloir que je me décide à franchir le pas.
Sinon, simple petite question éducative : Qu’entendez-vous par « la broderie des nombres » ?

hugoparis — 31 mars 2011 18:39

Vos initiales discrètement brodées sur la chemise. Généralement alignées avec le troisième bouton (sans compter les boutons du col). Juste sous le coeur. HUGO

Dexter — 31 mars 2011 20:14

Je me suis fais faire ma première chemise chez M. Courtot le mois dernier. Très jolie popeline Alumo bleu soutenu. Coupe parfaite et, autre détail qui souligne la qualité de la maison, que vous avez oublié de le mentionner pour la votre, chers Hugo : col monté en libre.
Et Cydonia est réellement gentil et accueillant. Une belle maison qui mérite son succès !!!

hugoparis — 31 mars 2011 21:36

Evidemment. Cela va sans dire, mais mieux en le disant. Hugo

LM — 01 avril 2011 14:31

Petite question : qu’entendez-vous exactement par « coutures anglaises »? Des coutures retournées où l’on ne peut voir qu’une seule des deux coutures?

Aussi, je me pose la question sur les emmanchures décalées et le dernier bouton « à l’horizontale » – deux détails qui ne sont pas réalisés d’office par la maison Londonienne de Turnbull & Asser?

Qu’en pensez-vous?

hugoparis — 01 avril 2011 14:53

La couture anglaise se coud d’abord sur l’endroit puis sur l’envers créant un petit relief. Pour la petite histoire, couture anglaise se dit « french seams » en anglais !! Personne ne sait pourquoi… Pour les emmanchures décalées et la dernière boutonnière à l’horizontale, voyez l’article suivant sur PG où tout est expliqué : Article chemises. Hugo

RA — 01 avril 2011 16:58

D’ou vient le pli en V sous le noeud?

hugoparis — 01 avril 2011 17:45

D’un ajustement à la va-vite pour prendre la photo. Je vais prendre le temps de refaire une photo correcte car l’ajustement est parfait. A vous, HUGO

Direnelli — 02 avril 2011 09:58

Courtot est certainement le prochain sur ma liste des chemisiers a essayer, merci Hugo pour cet article, (même si Paul de PG m’avait déjà convaincu de l’incontournabilité de cette illustre maison, je le remercie également ici.)

Je me demandais vraiment si, comme vous l’affirmez, la cravate slim est absolument nécessaire pour votre ‘tabbed collar’? En effet, si vous avez l’occasion de regarder la série sartorialement impeccable intitulée ‘Boardwalk Empire’, vous y verrez beaucoup de chemises de ce type, assorties a des cravates d’une largeur standard, le tout dans équilibre qui fonctionne parfaitement (notamment avec des gilets…)

LM — 02 avril 2011 12:10

Merci de votre réponse et du lien vers l’article que j’ai dû rater ou alors oublier.

Comprenant mieux maintenant le concept des « french seams », je me rappelle de T&A me disant qu’ils préfèrent faire une couture à deux aiguilles, cependant réalisée par deux passages consécutifs d’une seule aiguille. Selon eux, ce procède est plus compliqué et de meilleure qualité. Reste à savoir si c’est du « markéting sartorial » ou une pratique justifiée?!

Laurent — 03 avril 2011 12:21

Hugo,

Vous qui avez testé également la maison Charvet en grande mesure, dont les prix sont environ le double de ceux de Courtout, observez-vous des écarts de qualité entre ces deux maisons ? (donc sans prendre en compte les délais)

Merci pour vos billets.

Laurent

hugoparis — 03 avril 2011 14:16

En tous cas pas d’écarts justifiant une telle différence de tarif. Mais Charvet restera toujours Charvet… HUGO

Miguel — 16 avril 2011 17:10

Puis-je faire part de mon expérience ?
Avant la lecture de ce blog, j’achetais deux fois par an (pendant les soldes) 5 à 10 chemises A.Figaret. Qualité convenable pour le prix …
Depuis que je lis votre blog, j’achète une fois par an 5 MAGNIFIQUES chemises chez Turnbull & Asser … Je répète: MAGNIFIQUES !!! Elles me coûtent 155 euros pièces.
J’ai donc essayé une chemise de chez Courtot. Je suis terriblement déçu en comparaison à T&A.
Les mots « sur mesure » ne justifient en rien 40 euros de différence …
Je conseillerai donc ceci: commandez donc une chemise chez Turnbull & Asser sur leur site ONLINE … Vous ne serez pas déçu.

David — 10 septembre 2011 15:30

Je me permets d’ajouter ma pierre à l’édifice car en tant que sympathisant de la Maison Courtot, je souffre principalement d’une chose : l’absence de communication et de retour consommateur de cet établissement.
Mon avis sera donc aussi objectif que possible avec les points positifs mais aussi les points plus mitigés. Mais ce commentaire est réellement fait dans une intention constructive car j’ai énormément de respect pour Courtot et je ne souhaite qu’une seule chose, son succès et sa pérennité.

Depuis quelque temps mon « rêve » consumériste sartorial consistait en la confection d’une chemise « sur-mesure » chez Courtot, ne pouvant m’offrir une Charvet, je me rabattais sur le principal artisan pouvant offrir un niveau de qualité élevé pour un prix encore accessible (205€ pour le premier tissu avec broderie).

Lorsque je suis rentré pour la première fois dans la boutique mon sentiment fût mitigé car le contraste intéressant entre la devanture artisanale, un peu surannée, et la jeunesse, le dynamisme de Cydonia ne m’a pas paru aller dans un sens de progrès et d’avenir. En un mot, j’ai trouvé la boutique un peu « vieillotte » mais sans le charme que cela peut avoir dans une boutique qui ne s’est pas endormie.
En ce qui concerne l’accueil et le conseil pour la réalisation, rien à redire, un choix de tissu impressionnant, beaucoup de patience et de bons conseils.
La prise de mesure s’est déroulée correctement même si je m’attendais à avoir plus de points de mesure mais l’essentiel était là (cou, carrure, longueur de manches, hauteur de chemise, différents poignets, biceps…) j’ai pu ressentir certains « flottements » pour le choix des cols ou poignets car aucun modèle n’était à disposition immédiate : en gros j’avais le choix entre le col que M. Courtot portait ou celui de la chemise étalon que j’avais amenée, idem pour les poignets. Je ne dis pas que le choix n’existe pas mais il n’est pas présenté. Rien de préjudiciable mais bon…

Quant au résultat, je suis réellement satisfait de ma chemise car toutes les mesures concourent à donner un produit correspondant à ce que je voulais mais surtout, la silhouette et la coupe de la chemise en font vraiment un produit à part des chemises PAP même de grandes marques.
- Je suis simplement déçu par les boutons, que Cydonia m’avait conseillé de prendre plats et à 2 « trous », je préfère définitivement les boutons plus épais à quatre trous. Par contre belle qualité de matière, je ne sais pas si ce sont des perles ou autre mais les reflets sont splendides.
- Je suis étonné de ne pas avoir eu de dernière boutonnière horizontale (mais en fait je n’ai jamais trouvé que cela change quoi que ce soit)
- Les baleines de cols amovibles sont vraiment basiques en plastique blanc, il pourrait trouver quelque chose d’un peu plus raffiné.
- L’étiquette de l’année de confection est sympa j’aurais préféré/apprécié d’avoir l’étiquette du producteur de tissu (au moins pour ne plus choisir cette marque car je trouve la qualité trop faible pour le prix)

Dernières choses, SVP M. Courtot,
- faites un site internet digne de ce nom où vos clients qui auront pris leurs mesures une fois chez vous pourront choisir leur tissu et commander leurs chemises en ligne.
Non, tout le monde n’habite pas à Paris et n’a pas l’occasion ou la possibilité de s’y rendre pour acheter une chemise…
- Un petit comptoir vitrine pour présenter les Poignets, cols, boutons etc… ne serait pas de trop.
La personnalisation d’une chemise est quelque chose de ludique, c’est dommage d’être frustré. Nous sommes tous de grands enfants :-)

hugoparis — 10 septembre 2011 15:38

Un grand merci pour ce témoignage documenté et objectif auquel j’apporterai quelques commentaires tout à l’heure. HUGO

AB — 08 octobre 2011 17:21

J’espère avoir un jour le plaisir de vous présenter mes chemises.
Cordiales salutations.
AB

max — 30 avril 2012 16:48

Bonjour,

Tout comme David, voici mon expérience avec la maison Courtot :
1ière rencontre il y a environ 3ans.
Bonne impression générale, rassurant, le choix des tissus, col, poignets est proposé en fonction de ce que je souhaitais et de ces préconisations.

Puis vient le temps de l essayage.
Les retouches sont apportées et ma 1ière chemise fût prête quelques semaines après. Le résultat était à la hauteur de mes attentes ; belle ; ajustée ; tout comme il faut.

Puis, j ai lancé une commande de 4 chemises dont 2 popeline blanches basiques.
Là, le résultat (à 1ière vue), ne semblait pas poser de problème. Mais après quelques ports et vérifications, je me rends compte qu elle est très différente de la 1ière. Col plus long, coutures mal faites ou non finies, trop de tissu sur le col (ce qui fait des plis au repassage), bouton qui ne tienne pas et perte de l éclat du blanc de chemise tr!s rapide. Après avoir à nouveau présenter ces chemises et certains des défauts à M. Courtot, il « arrange » certains défaut de couture dont un fil pris dans le bouton en plein milieu du ventre (très visible et maintenant importable)…
la chemise n a même pas été refaite, juste une petite « réparation » qui n a rien changé. Les coutures mal faites des chemises blanches ont été refaites à l arrache et ce n est donc pas mieux au final non plus.

Bref, une petite dizaine de chemise au total et à part la 1ière qui était (et est toujours) parfaite, les autres ne sont que de pales copies sans valeur.

Je ne serais donc pas aussi catégorique que la majorité des pro Courtot. Ou alors, il considère que je ne vaux pas la peine d investir comme pour d autres personnes !!!!

Pour compléter les propos de David sur les baleines, je confirme : aucune de la même taille, dans un plastique mi mou qui ne tien pas plus d un ou 2 ans. Des épaisseurs différentes, des tailles différentes, des pointes différentes. bref à l arrache aussi. des coutures en dehors du col et donc quelques centimètres (au niveau de la baleine) non cousus.

@Hugo : Tu indiquais dans un autre article les quelques points importants qui indiquent si une réalisation est de qualité (ex : le dernier bouton horizontal ; ce n est clairement pas le cas de Courtot).

Au final, je n y retournerais plus au vu de la qualité de réalisation, des délais jamais respectés, de la qualité très inégale et de ce que je considère comme du « mépris de sa clientèle » vu les mauvaises réparations réalisées. Elles auraient été refaites en partie, mon discours ne serait surement pas aussi dur.

Articles associés

De la valeur des choses

Gentlemen, Si vous lisez ces mots, c’est que vous faites sans doute partie de ceux pour qui la vie ne se résume pas à « l’utile » et encore moins au « nécessaire », deux de ces horribles mots qui gangrènent notre société et qui ont tendance à la tirer vers le bas. D’ailleurs je ne sais pas si vous [...]

Lire – ‘De la valeur des choses’
entetearticle

L’explosion du luxe masculin en période de crise mondiale, tentative de décryptage d’un étonnant paradoxe

Gentlemen, voici, comme réclamé par ceux d’entre vous qui ne peuvent pas se procurer Dandy Magazine, la transcription complète d’un article écrit par votre serviteur dans l’avant dernier numéro du magazine. Cet article « synthèse » est un effort de mise en perspective de deux ressources publiées dans les colonnes de PG ces derniers mois : – [...]

Lire – ‘L’explosion du luxe masculin en période de crise mondiale, tentative de décryptage d’un étonnant paradoxe’
ITEN ARTICLE 1

« The perfect suit » : documentaire de la BBC 4

Gentlemen, l’Angleterre est décidément un bien beau pays pour tout ce qui concerne notre sujet de prédilection grâce, notamment, à la 4ème chaine de la BBC qui multiplie les reportages sur l’élégance masculine, le style et l’étiquette. Après nous avoir gratifié, depuis la création de PG, de plusieurs documentaires sur le vestiaire masculin (dont l’excellent [...]

Lire – ‘« The perfect suit » : documentaire de la BBC 4’
The Perfect Suit