Parisian Gentleman


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Le Guide PG des Maisons de Qualité

Grande Mesure : les détails qui font la différence

by hugoparis

Gentlemen,

nous avons souvent abordé, dans ces colonnes, notre amour déraisonnable (et déraisonné en ce qui me concerne) pour les costumes en grande mesure. D’ailleurs je crois pouvoir témoigner légitimement que tout homme ayant un jour franchi le seuil d’un salon Bespoke est un homme définitivement perdu pour la « nation-confection ».

En effet, lorsque l’on a gouté à l’indicible plaisir procuré par un costume unique, réalisé pour et avec vous par un maître tailleur, faire marche arrière  est virtuellement impossible. Se pose alors très vite la question de se constituer assez rapidement (j’insiste sur le « assez » eu égard à l’investissement que cela représente) une « collection » de 5 ou 6 costumes afin d’être en en mesure (si j’ose dire) de ne plus mettre le soulier dehors dans un vêtement de confection.

Ceci étant dit, le service procuré par les maisons de grande mesure est, le plus souvent, exceptionnel, et redéfinit la formule, assez triviale, « d’après vente » en la propulsant à un niveau que, pour ma part, je n’avais jamais expérimenté, même pour des achats beaucoup plus onéreux (comme un véhicule ou un bijou).

Par exemple, l’entretien de votre costume est, dans les grandes maisons, pris en charge, à l’année, par votre tailleur : Un petit repassage vapeur de temps en temps, le changement d’une doublure, un ajustement pour un petit changement de silhouette (7cm sont laissés à l’intérieur du costume – on appelle cela « l’embu » – afin de procéder tout réajustement tout au long de la vie de votre vêtement), le rajout de petites pièces sous les aisselles pour limiter l’usure due à la transpiration etc…

Pour ma part, j’ai pour ambition – un peu folle je l’avoue – de transmettre mes costumes à mon fils plus tard (je lui ai déjà transmis le virus et il se trouve que nous avons, peu ou prou, la même morphologie), un peu à la manière des Gentlemen britanniques pour qui cette pratique est tout à fait naturelle.

J’ai un jour écrit dans ces colonnes, que travailler avec son maître tailleur à son prochain costume relevait, selon moi, d’une véritable démarche heuristique, dans laquelle votre tailleur et vous-même, allez petit à petit « inventer » (le mot est choisi) certains détails complètement exclusifs qui ajouteront, soit au confort, soit au panache de votre vêtement.

Pour illustrer ce propos, je vous livre 2 photos issues du reportage « Spécial Grande Mesure, sur une autre planète » paru dans le dernier numéro de Dandy Magazine, auquel j’ai eu le plaisir de participer.

Les détails ici présentés font partie de la « magie » d’une costume Bespoke et ne sont pas accessibles en confection.

Superbe patte de serrage centrale sur pantalon avec V d’aisance très généreux, à l’ancienne (Arnys Bespoke)

Epoustouflant bas de pantalon avec fente simulée et mouche brodée (Cifonelli Bespoke).

En Grande Mesure, comme dans la vie d’ailleurs, ce sont définitivement les détails qui font – toute – la différence…

Cheers, HUGO


Cet article est également disponible en : Anglais

16 commentaires

AR — 26 avril 2011 15:18

Merci de cet article !
Un bref message pour vous signaler une coquille « j’ai déjà écris »
Bien à vous,
AR

hugoparis — 26 avril 2011 15:20

Ouppss… Merci. HUGO

Cyril — 26 avril 2011 16:52

Bonjour Hugo,
Je commence à m’interesser à la grand mesure et vais sûrement franchir le pas très bientôt.
5 à 6 costumes suffisent-ils vraiment? A quelle fréquence les faire nettoyer? Avec la chaleur urbaine pendant l’été – à moins d’évoluer en permanence dans une bulle climatisée – j’ai bien peur de dégrader très vite mes costumes, surtout dans les transports en commun! Sans parler des (nombreu(x(ses))) parisien(ne)s qui vous frolent avec la cigarette allumée prête à vous infligé des dégâts irréparables…
Mais une vie sans risque manquerait de piment,
Bien à vous,
Cyril

SC — 26 avril 2011 16:56

bonjour Hugo

Ces images sont en effet tout à fait remarquables. Elles sont très bien choisies. Tout est dans le détail!

Cordialement.

hugoparis — 26 avril 2011 17:03

Cyril, vous posez les bonnes questions. Pour ma part je possède, à ce jour, 6 costumes en grande mesure (un 7ème en fabrication) et il est vrai que cela suffit à peine… Pour le nettoyage, mon tailleur (Cifonelli comme vous le savez sans doute) m’a fait jurer de ne jamais les faire entretenir en dehors de chez eux. Donc de temps à autre, tous les 3 ou 4 mois, mes costumes passent une petite heure à se faire bichonner rue Marbeuf. Vapeur, boutons vérifiés, doublure scrutée… Petit conseil : même si cela vous coute plus cher, faites vous faire 2 pantalons par costume, car les pantalons s’usent plus vite.
En revanche, les transports en commun en grande mesure me semblent à proscrire (j’ai acheté une Smart pour résoudre le problème).
En ce qui concerne les saisons, commencez par un tissu dit « 9 mois », que vous pourrez porter quasiment toute l’année sauf entre mi-juin et mi-septembre.
Voilà mes premiers conseils. Mais attention, l’addiction est quasi instantanée et le sevrage impossible… HUGO

Cyril — 26 avril 2011 17:32

Hugo,
Eh bien tout cela m’aide à me décider. Je vais me lancer dès le mois prochain. Avec la petite appréhension du débutant… et la joie de pouvoir apprendre et admirer.
Quant aux transports en commun, je réfléchi déjà depuis longtemps à m’en passer, car les gentlemen s’y font de plus en plus rare… et puis pour un contemplatif comme moi…
Bien à vous,
Cyril

hugoparis — 26 avril 2011 17:42

Prenez votre temps. Surtout de choisir la maison dans laquelle vous vous sentirez bien… Ensuite, pas d’inquiétude avec le petit « frisson » du débutant. SI vous lisez PG depuis un petit moment vous devriez déjà être assez armé. Et le tailleur sera là pour vous aider à visualiser vos aspirations. Tenez nous au courant ok ? HUGO

Cyril — 26 avril 2011 18:07

C’est une bonne suggestion. Je vous tiendrai au courant. Cela peut-être intéressant pour certains lecteurs de PG.
A bientôt donc pour un mini-reportage,
Cyril

hugoparis — 26 avril 2011 18:09

Nous comptons sur vous ! Bon voyage vers l’autre planète… HUGO

scavini — 26 avril 2011 19:08

Les disponibilités de tissu laissées à l’intérieur d’une veste s’appellent les « relarges » et non « embus ». L’embu sert à donner de l’aisance à certains endroits, et celui-ci est rendu invisible sous le fer chaud. Belle photos sinon.

Nicolas — 30 avril 2011 15:44

Belles inspirations.
Et vos conseils sont très intéressants
Merci Hugo
Nicolas

Jackson — 30 avril 2011 19:09

Bonjour Hugo,
Comment justement choisir une maison lorsque l’on n’a pas encore l’expérience de la grande mesure? Quels critères doivent entrer en compte?
Cordialement,
Jackson

Meursault — 01 mai 2011 23:21

Gentleman,
Pourquoi faites-vous, à l’exception de l’article dans Dandy, une impasse totale sur Arnys ? Quelle impaire cette honorable maison, l’une des rares maisons françaises de grande mesure (puisqu’on peut les compter sur les doigts d’une main), a-t-elle commis à votre endroit ?

Cheers

hugoparis — 02 mai 2011 11:54

Bonjour,
excellente question. Nous avons tenté à plusieurs reprises de contacter Arnys pour écrire sur cette belle maison, mais ils n’ont, à ce jour, jamais pris le soin de nous répondre. Rien de plus. HUGO

johnsteed — 12 juin 2011 19:32

Les prix chez Arnys sont, à mon humble avis, tout simplement excessifs.
Une entrée de gamme en grande mesure avoisine les €6.000 .
Leurs chemises en grande mesure sont dans le même registre, à plus de €600.
A ces tarifs, mieux vaut prendre un Eurostar pour Londres ou un vol pour Naples.
Ceci n’engage que moi…

hugoparis — 12 juin 2011 20:08

Nous ne sommes pas loin d’être de votre avis… HUGO

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