Coup de coeur de PG :
La Parmigiani Tonda 1950

Hugo JACOMET

Coup de coeur de PG : La Parmigiani Tonda 1950

Gentlemen,

comme nous l’avons évoqué à plusieurs reprises dans ces colonnes, les montres (élément phare de l’élégance pour beaucoup d’entre vous) et la haute horlogerie ne font pas partie des sujets régulièrement traités dans PG car il s’agit d’un domaine très spécifique dont nous ne maîtrisons pas les fondamentaux et qui, par ailleurs, est déjà largement couvert par de nombreux blogs et sites animés par des passionnés (le mot est faible) dont l’érudition est très souvent tout à fait impressionnante.

Donc à chacun son domaine d’expertise, le nôtre se situant, vous le savez, plutôt du côté des lisses rondes, des revers en pointe et des boutonnières milanaises

Pour autant, ce souci d’expertise et de légitimité à parler d’un sujet dont nous ne maîtrisons pas tous les aspects ne nous empêche pas, de temps en temps, d’avoir un coup de coeur (voire un coup de foudre) pour un modèle de montre que nous trouvons particulièrement élégant et que nous imaginons fort bien venir « finir » une belle mise classique et sophistiquée.

C’est le cas pour le modèle Tonda 1950, de la maison Parmigiani Fleurier, que j’ai récemment eu la chance d’admirer fortuitement au poignet d’un de mes voisins de TGV.

D’ailleurs il est intéressant de noter que ce Monsieur portant cette montre absolument sublime, était, par ailleurs, tout juste correctement mis avec un costume de petite façon (thermo-collage à tous les étages) et une coordination chemise-cravate pour le moins discutable.

Cette scène en apparence assez banale (bien que ni sa montre ni mon costume en grande mesure ne le fussent)  illustre bien, je pense, l’une des différences essentielles entre les « addicts » des belles montres et nous, les amateurs de belles mises : dans le cas de ce Monsieur, c’est bel et bien la montre qui était au centre de ce qu’Alan Flusser aurait appelé son « tableau personnel », tandis que de mon côté, en adepte scrupuleux des fondamentaux de l’élégance, j’avais réussi ce jour là (ce qui n’est pas toujours le cas, l’élégance est un chemin, pas une destination) à composer une mise équilibrée et discrète, à peine relevée par un contraste entre mes mi-bas pourpres  et mes souliers patinés vieux bois…

Ceci étant dit je me suis surpris, pour le deuxième fois de ma vie (la première fois concernait le modèle Villeret en acier de la maison Blancpain), à aller jusqu’à envisager de faire l’acquisition de cette montre un jour, tant sa ligne, sa simplicité et sa distinction m’ont particulièrement inspiré.

Elégantissime.

Cheers, HUGO

Hugo JACOMET.