Maison
Corthay : chef
d'oeuvre en péril

Hugo JACOMET

Gentlemen,

c’est avec inquiétude que tous les amateurs de (très) beaux souliers ont appris les difficultés rencontrées actuellement par la maison Pierre Corthay qui vient d’être placée en redressement judiciaire.

Bien sûr, il n’est aucunement de notre ressort de juger des raisons pour lesquelles une telle maison peut se retrouver dans cette situation (même si nous sommes quelques uns à avoir été les témoins d’un accueil souvent très arrogant rue Volney). En revanche il est de notre devoir d’alerter tous les amateurs de souliers d’exception de cette situation et de redire ici l’admiration que nous avons tous pour les créations de Pierre Corthay.

Alors bien sûr, apporter notre soutien à Corthay dans ce contexte difficile peut sembler bien dérisoire. Pourtant nous le faisons aujourd’hui sans réserves car il est absolument impensable qu’un tel représentant de l’art bottier français disparaisse.

Donc gentlemen, si vous aviez pour projet de faire l’acquisition d’une paire d’Arca ou de Wilfrid, faites le aujourd’hui, non pour vous assurer d’obtenir une paire d’une maison qui risque de disparaître, mais bien pour apporter votre soutien à une maison qui DOIT perdurer.

D’ailleurs nous vous informons que Corthay propose pour Noël une série limitée à 50 exemplaires de son mythique derby deux oeillets ARCA dans une version exceptionnelle intitulée « Christmas Prohibition » : Cuir vernis, passepoil et doublure couleur or, montage Blake (pour la première fois chez ce fervent défenseur du GoodYear) et emballage événementiel proposant une miniature de la mythique Buick d’Al Capone.

PG souhaite donc à la maison Corthay de se sortir de cette situation complexe (avec sans doute, l’apport de repreneurs) et de continuer à nous faire rêver avec ses créations d’exception qui ont beaucoup apporté à la culture bottière en général.

Cheers, HUGO