La créativité
débridée
d'Ozwald Boateng

Hugo JACOMET

La créativité débridée d’Ozwald Boateng

Gentlemen,

dans le monde de l’élégance masculine sophistiquée et classique, certaines maisons font preuve d’une créativité permanente et tentent de faire bouger, doucement mais sûrement, les « lignes » sommes toutes très balisées des canons de l’esthétique masculine.

Et contrairement à ce à quoi nous aurions pu nous attendre, ce ne sont pas les maisons italiennes, mais bien les maison anglo-saxonnes (britanniques et américaines) qui font preuve, depuis quelques années, d’une audace plutôt inattendue dans le domaine : le très actif Patrick Grant (Norton & Sons et E. Tautz), le très (trop ?) médiatique Tom Ford et, bien sûr, l’étonnant Ozwald Boateng qui nous gratifie depuis quelques saisons d’exercices de style parfois très audacieux mais souvent très réussis.

Et l’un des domaines de prédilection du locataire du 30, Savile Row est celui des cols de chemises qu’il s’évertue à faire évoluer depuis plusieurs saisons avec, avouons le, un goût indéniable et une créativité certaine.

Alors bien sûr, certaines de ces audaces sartoriales ne sont pas notre « cup of Earl Grey » car elles sont parfois un rien exagérée et viennent bousculer nos exigences de discrétion. Cependant nous ne pouvons que saluer ce travail permanent qui, à défaut de satisfaire à chaque fois nos rétines de connaisseurs, a le mérite d’explorer sans complexes de nouvelles formes et de nous fournir une source d’inspiration bienvenue.

En voici quelques morceaux choisis issus des dernières collections.

Autre champ de « recherche » d’Ozwald Boateng : celui des crans des vestes avec, notamment, un travail sur le positionnement très haut des revers à cran (notch lapels) et sur une forme de cran aigus (peak lapels) très étroits.

Interesting isn’t it ?

Cheers, HUGO