L'escapade londonienne de PG : article à paraitre dans Dandy Magazine

Hugo JACOMET

L’escapade londonienne de PG : article à paraitre dans Dandy Magazine

Gentlemen,

dans le dernier numéro de Dandy Magazine, à paraitre cette fin de semaine, j’ai eu la joie (le mot est faible) de signer un long reportage de 14 pages intitulé « l’escapade londonienne d’un Parisian Gentleman », richement illustré par mon complice Andy Barnham (photographe-contributeur permanent de notre magazine fétiche The Rake).

Afin de vous donner, en avant-première, un aperçu de ce long reportage relatant mes passionnante visites de 5 maisons de Bespoke Tailoring à Londres, j’ai le plaisir de publier ce soir le début de cet article (la première double-page) dont vous pourrez lire l’intégralité dans Dandy Magazine d’ici 48 heures.

God save the Queen and British Bespoke Tailoring !

L’escapade londonienne de PG

(texte Hugo Jacomet / Photos Andy Barnham)

« Passer 48 heures à Londres pour un amateur – pour ne pas dire un « addict » – de Grande Mesure est, et sera sans doute toujours, une expérience à part. Car même si les temps ont changé, et que les maisons de Bespoke londoniennes sont, doux euphémisme, en pleine mutation – pour de multiples raisons que nous allons aborder dans ce reportage – force est de constater que Savile Row, Jermyn Street et, plus récemment, Spitalfields, restent des lieux desquels se dégage un magnétisme tout à fait particulier quand il est question d’élégance masculine et de Bespoke Tailoring.

Cela faisait d’ailleurs quelques temps que je n’avais pas eu l’occasion de passer plusieurs jours à Londres et je peux d’ores et déjà affirmer qu’il était grand temps que j’aille de nouveau trainer mes Corthay (parfaitement glaçées par Paulus Bolten pour l’occasion) dans le Golden Mile, car contrairement aux apparences et aux idées reçues, la communauté du Bespoke outre Manche fait montre d’un dynamisme et d’une capacité de remise en question tout à fait étonnants, même si la discrétion reste « de rigueur », comme il est coutume de dire là-bas.

Alors, bien évidemment, prétendre proposer une vue globale de ce qui se passe actuellement dans le petit monde feutré des salons de Grande Mesure londoniens le temps d’une escapade de 48H, relève de la gageure, tant la « cartographie » de l’offre Bespoke sur place est en train de vivre une révolution, certes discrète, mais beaucoup plus profonde qu’il n’y paraît.

Je dois donc ici remercier mon ami James Sherwood (auteur de « Savile Row, les maîtres tailleurs du sur-mesure britannique » et, plus récemment, d’un merveilleux ouvrage richement illustré sur le Royal Ascot) qui m’a ouvert en grand les portes de la « famille » du Row et avec qui nous avons sélectionné un panel de maisons représentant du mieux possible la réalité de l’offre de Grande Mesure à Londres en cet automne 2011.

Dans cet esprit, nous avons donc choisi, pour ce reportage, de « mixer » le type de maisons visitées avec :

– Deux maisons traditionnelles plusieurs fois centenaires et qui restent absolument incontournables : Anderson& Sheppard et Huntsman and Sons.

– Une maison que nous qualifierons «d’intermédiaire » – Norton & Sons – dont le nom fait partie des racines du Row mais qui fait preuve, grâce à son très médiatique propriétaire Patrick Grant, d’un dynamisme et d’une communication beaucoup plus contemporaine.

– Une maison beaucoup plus récente, Thom Sweeney, dirigée par deux trentenaires, et qui commence à faire beaucoup parler d’elle, notamment grâce à une clientèle résolument plus jeune et nettement plus audacieuse en terme de style (dont certains « people » comme le chanteur Mika).

– Et enfin une maison parfaitement inclassable, Timothy Everest, qui a fait le pari depuis longtemps déjà, de quitter le sanctuaire de Mayfair pour installer son fabuleux atelier dans LE quartier incontestablement le plus dynamique de la capitale anglaise, Spitalfileds.

Après avoir pris mes quartiers au Duke’s Hotel, charmant petit hôtel à l’ambiance feutrée et délicieusement surannée, niché à deux pas de Jermyn Street, j’ai donc commencé mon marathon par un petit déjeuner impromptu (et particulièrement matinal pour un oiseau de nuit comme moi) avec l’un des dirigeants de la maison Turnbull & Asser, chemisier anglais mythique et dernière maison à produire des chemises – en Bespoke et prêt-à-porter – intégralement « Made in UK ».

Notre discussion, évidemment éminemment cordiale et passionnante, était centrée sur le souhait de l’auguste maison de Gloucester de revenir en France après l’arrêt soudain, il y a quelques années, de sa collaboration avec Old England, seul point de vente en France où il était possible de se procurer les excellents produits T&A. Et même s’il m’est impossible, à l’heure où j’écris ces lignes, d’entrer dans tous les détails, je suis heureux de vous annoncer en avant-première pour Dandy Magazine, que Turnbull & Asser devrait bel et bien revenir en France d’ici peu avec une distribution à dessein très sélective afin de permettre aux nombreux amateurs français de la marque de pouvoir de nouveau accéder à ces chemises d’excellente qualité.

Voilà donc une journée qui commençait sous les meilleurs auspices avec cette bonne nouvelle dont nous vous donnerons tous les détails dans les mois à venir.

Après ce démarrage sur les chapeaux de roues, je me suis donc mis en route en direction de la maison Thom Sweeney, située dans Mayfair à quelques encablures du Row, à l’angle de Gilbert Street et de Weighhouse Street. »

La suite dans Dandy Magazine à la fin de la semaine.

Cheers, HUGO