Less
is
more

Hugo JACOMET

Less is more

Gentlemen,

une fois n’est pas coutume, le titre de cet article pourrait aisément vous faire penser à ces horribles campagnes marketing, outrageusement artificielles, nous expliquant dans les grandes longueurs à quel point la tendance actuelle est au minimalisme et à la pureté des lignes… afin de créer chez les consommateurs l’irrépressible envie d’acheter très cher des objets soi-disant « artisanaux » la plupart du temps anodins, banals et simplistes.

Pourtant, force est de constater que lorsque le mot « design » est envisagé dans son acception première – « Discipline qui cherche à créer des nouveaux objets (ou environnements), qui soient à la fois esthétiques et adaptés à leur fonction » – il peut donner naissance à des objets d’exception mariant avec bonheur lignes immaculés et confort d’utilisation sans égal.

C’est le cas de la mythique mallette « Premier Attaché Case » de la maison italienne VALEXTRA, dont je suis, à la faveur d’un cadeau de Noël anticipé, l’heureux propriétaire depuis hier.

Cette mallette (je vous prie d’excuser mon aversion à l’appellation « attaché-case »), à la fois très simple et terriblement typée, a été dessinée en 1973 par le designer « minimaliste » Angiolo Giuseppe Fronzoni, célèbre pour ses meubles édités dans les années 60 par les plus grandes maisons comme Cappelini dont la fameuse série Fronzoni 64 dont vous pouvez admirer la chaise et le lit ci-dessous :

La mallette « Premier » est un objet vraiment étonnant, et pas uniquement pour ses lignes minimalistes : il est, en effet, aujourd’hui présenté par Valextra (maison Italienne de maroquinerie réputée mondialement pour l’extrême qualité de ses cuirs et le style très radical de ses créations), comme l’Everest de la sacoche pour ordinateur portable… Heureuse reconversion pour un objet créé en 1973 !

Evidemment, en ce qui me concerne, je ne vais bien sûr pas me contenter d’utiliser ce monstre de style comme « simple » sacoche pour ordinateur portable… Ce serait faire injure à la personnalité unique de cet objet qui devrait ne plus me quitter pour de nombreuses années.

Less is more, indeed… pour une fois.

Cheers, HUGO