Naples et Biella : terres d’élégance masculine

Hugo JACOMET

Naples et Biella : terres d’élégance masculine

Gentlemen,

nous rentrons tout juste d’un long déplacement en terre sartoriale sacrée d’Italie avec, dans nos bagages, quelques nouveaux projets ainsi que quelques jolies photos que nous nous empressons de partager avec vous à la faveur de ce court billet, avant même de prendre le temps de défaire nos (trop) volumineuses valises.

La première bonne nouvelle que nous retirons de ce voyage très intense, c’est que… l’Italie est toujours l’Italie, et que malgré la grave crise économique que traverse le pays – et particulièrement son joyau national, l’industrie textile – les villes de Naples (LA ville de l’art tailleur) et de Biella (LA ville des filatures) restent des lieux absolument magiques, en particulier pour tout amateur d’élégance masculine  classique.

Nous avons ainsi eu le plaisir de rendre visite à Mariano Rubinacci (http://www.marianorubinacci.net) dans son « temple » Napolitain et de découvrir par la même occasion la « Casa Rubinacci » (http://www.casarubinacci.it), la maison de famille transformée, pour les besoins des clients Bespoke et des visiteurs étrangers, en maison d’hôtes. Un havre de paix et de tranquillité niché au beau milieu de la douce folie Napolitaine ambiante, mélange unique et explosif de verbe haut, de klaxons incessants, de linge aux fenêtres et de téléphones portables coincés dans des casques de scooters toujours aussi facultatifs (les casques pas les scooters…) Nous aurons l’occasion de revenir longuement sur cette très belle maison Napolitaine dans PG d’ici quelques semaines. En attendant quelques premières « impressions » maison…

Naples l’inimitable, la chaotique, la charmeuse, la vénéneuse qui justifie aujourd’hui encore sa saisissante insouciance par la présence du Mont Vésuve dont les colères régulières (environ tous les 2000 ans) seraient, dit-on ici, à l’origine du carpe diem général qui semble régir la vie dans cette ville à nulle autre pareille.

Une ville au coeur de laquelle nous avons également rendu visite à Gennaro et Luigi Solito, tailleurs napolitains puristes, fervents défenseurs d’un « soft tailoring » sans concession (et sans padding) et qui officient dans un petit atelier niché au premier étage d’une petite Piazza ombragée et bruyante. Une jolie maison dans la plus pure tradition Napolitaine dont nous aurons également l’occasion de reparler très largement dans ces colonnes.

Quelques jours plus tard, c’est à Biella dans le Piémont, capitale historique des filatures et des marchands de tissu, que nous avons eu la chance d’être reçus par le charmant et talentueux Francesco Barberis Canonico, Directeur Artistique de l’auguste et inconique Maison Vitale Barberis Canonico, la plus ancienne filature du monde fondée en 1663.

La visite passionnante de ce joyau de l’industrie textile transalpine et mondiale – VBC est en effet l’un des seuls tisseurs au monde à posséder une organisation 100% verticale et intégrée avec deux fermes d’élevage de moutons en Australie – fera bien sûr également l’objet d’un reportage complet à la rentrée.

Photos © Lyle Roblin


Toutes ces visites ont été organisées dans le cadre d’un projet éditorial en deux volumes à paraître fin 2014 / début 2015, que j’ai l’honneur d’écrire pour les Editions Thames & Hudson (éditeur des livres de James Sherwood). Nous vous donnerons plus d’informations sur ces deux ouvrages d’ici quelques semaines.

Viva l’Italia !

Cheers, HUGO