Le « thrifting », la solution anti-crise pour l’homme élégant

Parisian Gentleman

Le « thrifting », la solution anti-crise pour l’homme élégant

Voilà des années que je le répète : « thrifter », de l’anglais « to thrift », que l’on pourrait (mal) traduire par « dénicher des vêtements de qualité sur le marché de l’occasion », est l’un des moyens les plus économiques pour se constituer une belle garde robe et l’une des approches les plus pertinentes en période de crise économique ou de vaches maigres (cf mon Guide d’achat sur eBay).

Alors que le thrifting a été boudé pendant des années en France, les Américains et les Britanniques quant à eux, en sont de fervents adeptes, certainement en raison de leur goût très prononcé pour la patine naturelle (celle du temps donc) et le vintage qui sont les garants, pour eux, de cette authenticité tant recherchée et tant prisée en matière vestimentaire.

L’art du thrifting semble néanmoins gagner l’Hexagone sous le double effet d’un climat économique morose et d’une éducation sartoriale en plein essor chez les hommes.

« Thrifter » n’est donc plus « réservé » aux étudiants fauchés, et l’on voit aujourd’hui de plus en plus de trentenaires et de quadragénaires (voire de quinquagénaires), tous aisés et sartorialement éduqués, se tourner également vers ce canal d’achat, souvent en complément de leurs achats traditionnels en boutiques.

En effet, outre le fait de permettre de faire de substantielles économies, ce canal complémentaire permet également parfois de dénicher des pièces exceptionnelles (dont du vrai bespoke vintage), introuvables (ou intouchables) dans les circuits de vente traditionnels.

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Jusqu’à présent, le monde du « thrifting » était cantonné aux friperies, aux dépôts-ventes et aux marchés aux puces, mais l’on assiste, depuis peu, à l’apparition de plusieurs acteurs en ligne dans le sillage de Savvy Row au Royaume-Uni (voir les images ci-dessus et l’article de PG en 2011 ICI) comme, par exemple, Le Vestiaire du Renard en France (dont nous avons parlé ICI).

A moins de cent euros pour un veste entièrement entoilée, par exemple, ou à 225 euros pour un costume bespoke seconde main, l’on comprend aisément l’engouement des élégants pour le concept.

Aujourd’hui, surfant sur la vague des « Trunk Shows », certaines de ces boutiques de vêtements de seconde main organisent à leur tour des boutiques éphémères, dont le Vestiaire du Renard qui organise son premier événement de vente du genre le Samedi 7 Novembre à Paris (voir le carton d’invitation ci-dessous).

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Il y aura certainement de belles affaires à faire, comme ce manteau bespoke (italien) croisé en cachemire proposé à 375 euros ou ce costume croisé (trois pièces…) bespoke des années 50 proposé à 249 euros.

Dirnelli

Manteau Cachemire seconde main

Costume croisé années 50