Trunk Show
Ambrosi Napoli
chez Jean-Manuel Moreau
les 11 et 12 Mars

Parisian Gentleman

Trunk Show Ambrosi Napoli chez Jean Manuel Moreau (11 et 12 Mars)

Depuis l’épopée sartoriale d’Edward VIII, Prince de Galles, l’homme le plus élégant de son temps, tous les aficionados du bespoke à travers le monde savent désormais qu’un gentleman, un vrai, ne confiait (autrefois) que rarement l’exécution de ses vestes au même tailleur que pour la fabrication de ses pantalons, l’art culottier étant une discipline totalement à part.

Par exemple, pour la fabrication d’un costume, Edward VIII confiait un métrage du tissu à son tailleur de Savile Row à Londres pour la fabrication de la veste seule, et un autre métrage du même tissu à son culottier favori (à New York selon la légende), pour compléter le costume avec le pantalon. L’Histoire ne dit pas s’il disposait d’un troisième tailleur uniquement pour les gilets, mais on pourrait aisément le soupçonner, vu la facétie légendaire du personnage.

De nos jours, l’élégant contemporain peut désormais marcher dans les pas d’Edward VIII en confiant la fabrication exclusive de ses pantalons bespoke à l’un des seuls artisans de renommée internationale à s’être spécialisé uniquement dans la création de pantalons en grande mesure, le truculant Napolitain Salvatore Ambrosi, qui nous fera l’honneur de son premier trunk show parisien, à ne manquer sous aucun prétexte, les 11 & 12 Mars, dans la boutique de Jean-Manuel Moreau, 3 rue de la Renaissance, 75008 Paris. 

Impression

Chez les Ambrosi, on est culottiers de père en fils depuis trois générations. Le jeune Salvatore a ainsi commencé à fabriquer des pantalons à la main à l’âge de huit ans. Il a depuis fabriqué des pantalons bespoke pour les tailleurs napolitains les plus célèbres, tels que Rubinacci, Panico, Solito ou encore Formosa.

Il n’est aujourd’hui plus nécessaire de se rendre à Naples pour commander un pantalon Ambrosi : « Salva », comme on l’appelle dans le métier, a noué des partenariats avec les plus belles boutiques du monde – The Armoury, à Hong Kong et à New York, Leatherfoot à Toronto, Villa del Corea à Séoul, ou encore Michael Jondral à Hanovre – où il se rend fréquemment pour rencontrer sa clientèle.

Il organise également des trunk-shows dans toutes les grandes capitales et donc, pour le première fois, à Paris grâce à un partenariat nouveau avec l’excellent Jean-Manuel Moreau.

Non content de travailler en ‘marque blanche’ pour de nombreux tailleurs de renom,  Salvatore Ambrosi a décidé ces dernières années de faire rayonner son savoir-faire sous sa propre marque, Ambrosi Napoli, qui commence à jouir d’une très belle renommée à travers le monde.

Cette réputation s’appuie sur des fondamentaux solides, puisque la fabrication d’un pantalon Ambrosi nécessite environ huit heures de travail à la main. Mais le temps de travail à lui seul n’est pas garant d’élégance stylistique, qui est l’autre pilier sur lequel se fonde la réputation d’Ambrosi.

AMBROSI1

Outre ses détail de finition superbes, un pantalon fait par Salvatore Ambrosi se distingue par d’autres détails, qui constituent sa signature: une taille haute cernée d’une large bande de tissu tenue par des pattes de serrage, un ou deux boutons de fermeture superposés placés en décalage de l’axe central, une ou deux pinces au bassin et des revers généreux qu’il est possible d’ouvrir lors du nettoyage grâce à un ingénieux système de fermeture à bouton, caché à l’intérieur du revers.

Ambrosi bespoke trousers

Pantalon Ambrosi Naples 1

Ambrosi bespoke trousers buttoned cuffs

Enfin, un dernier mot, à l’attention de ceux qui hésiteraient à venir au trunk show chez Jean-Manuel Moreau les 11 & 12 Mars, juste pour voir, sans nécessairement commander.

A mon sens, une visite d’observation est tout à fait envisageable et même souhaitable.

Elle constitue même une certaine norme dans la profession de tailleur, mais parfois les clients potentiels s’interdisent de déranger un artisan, par courtoisie ou par timidité. D’ailleurs, suite à des trunk shows précédents, des lecteurs m’ont confié ne pas être passé voir, par crainte de se retrouver dans une situation embarrassante s’ils ne commandaient rien. C’est une idée reçue !

Il est tout à fait normal de venir à la rencontre des artisans simplement pour prendre connaissance de leur travail, ou même, dans le cas qui nous intéresse, pour découvrir la boutique de Jean-Manuel Moreau, sans aucune pression ni obligation d’achat.

De par mon expérience personnelle je peux témoigner que la (re)connaissance de la qualité se fait progressivement, par un apprentissage long, au fil du temps et des rencontres avec divers artisans.

Il est donc souhaitable de commencer sur ce chemin, sans se mettre de pression, car le moment de passer à l’acte viendra naturellement, lorsque l’œil se sentira mûr pour apprécier les fondamentaux de la qualité.

Voir nos reportages sur Ambrosi ICI et ICI.

Dirnelli