Parisian Gentleman, Éloge de l’élégance à la française. Chapitre 3-3 : Corthay

Hugo JACOMET

Parisian Gentleman, Éloge de l’élégance à la française. Chapitre 3-3 : Corthay

Pour permettre à ceux d’entre vous qui n’auraient pas encore fait l’acquisition du livre « Parisian Gentleman, Éloge de l’élégance à la française » de se faire une idée de son contenu, nous avons le plaisir de publier aujourd’hui, en accord avec les éditions Intervalles, l’intégralité du chapitre consacré à Pierre Corthay.

Le livre est disponible dans de nombreuses librairies en France ainsi que sur le site internet des Editions Intervalles ici : Parisian Gentleman, Éloge de l’élégance à la française.

Je profite de l’occasion pour remercier les nombreux lecteurs de PG qui nous ont fait l’honneur d’acheter le livre, fruit de deux années de travail avec mon ami Andy Julia, et pour vous informer que mon deuxième volume consacré au style italien  – « The Italian Gentleman » – est en cours de finalisation et sera publié à l’automne 2017.

Hugo Jacomet

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Parisian Gentleman,

Éloge de l’élégance à la française

Chapitre 3 – Section 3 – Pages 112 à 121

L’un des héros du soulier masculin moderne

Pierre Corthay

Portrait Pierre Corthay

Pour de très nombreux amateurs de souliers (très) haut de gamme , Pierre Corthay n’est pas qu’un «  simple  » bottier parisien à la réputation désormais planétaire. Il n’est pas non plus qu’un «  simple  » directeur artistique d’une maison de luxe dont il est le fondateur et qui porte son nom.

Il est une sorte de héros.

L’antithèse de l’entrepreneur aseptisé d’aujourd’hui, dopé aux business plans et aux tableurs excel ;  l’archétype de l’artisan-artiste ayant fait confiance à sa bonne étoile et ayant tout obtenu à la force du poignet comme il est de coutume de dire en France…

Sauf que dans le cas de Pierre Corthay, il s’agit d’un doux euphémisme.

En effet dans son histoire, émaillée de plusieurs rencontres extraordinaires, tout a été fait, comme il se doit, à la main… et pas que les souliers.

En 1990, lorsqu’il décide de racheter l’atelier du bottier parisien Henri Richomme, notre homme n’a pas le premier sou. Il commence en effet tout juste à l’époque, à avoir un niveau de vie normal à la tête de l’atelier Berluti après 6 années de Tour de France (donc sans salaire) et dix huit mois chez John Lobb comme monteur, et ne possède aucun argent pour faire l’acquisition de l’atelier de Monsieur Richomme qui souhaite trouver un jeune successeur et prendre sa retraite.

Ce «  détail  » n’allait cependant pas arrêter Corthay  qui propose au vieux bottier de la rue Volney un «  deal  » à l’ancienne  : il va lui acheter son atelier en lui signant plusieurs traites qu’il honorera au fur et à mesure qu’il aura des clients et qu’il fera des chaussures… à la main, l’une après l’autre.

Plaque CorthayPierre Corthay dans son AtelierTreize ans plus tard, en 2003, l’histoire se répète  : Pierre n’est pas satisfait de son sous-traitant italien qui fabrique sa ligne de prêt-à-porter récemment lancée et qui commence à faire parler d’elle. Il forme alors le projet un peu fou de monter sa propre manufacture en région parisienne afin de fabriquer les souliers selon ses propres méthodes… mais une fois encore, il ne dispose pas du tout des finances nécessaires pour réaliser un projet de cette envergure.

C’est pourtant encore une fois à la main, avec ses compagnons de toujours Christophe, son jeune frère compagnon du devoir et «  Toulousain  » autre compagnon bottier historique de la maison, que l’argent nécessaire allait être produit grâce à une commande providentielle de l’homme d’affaires Robert Rubin.

Ce dernier vient en effet tout juste d’ouvrir son fameux golf privé «  The Bridge  » sur les Hamptons et souhaite offrir à ses soixante premiers membres, ayant déboursé chacun la modique somme de 750 000 dollars (hors taxes  !) pour leur adhésion, une paire de souliers de golf sur mesures afin de pallier à l’absence voulue de voitures électriques sur le site.

Robert Rubin, grand fan de Corthay, règlera la commande d’avance et en intégralité.

Ce n’est donc pas, une fois de plus, avec l’appui d’une banque ou d’investisseurs mais bien avec l’argent de cette unique commande, et avec la sueur représentée par 60 paires de chaussures de golf réalisées à la main en quelques mois, que Corthay allait monter sa manufacture à Neuilly Plaisance à côté de Paris.

Cette destinée émaillée de rencontres décisives, de décisions radicales, de périodes difficiles, de travail acharné et de deus ex machina pourrait donc ressembler, de prime abord, à un conte de fées à la fois entrepreneurial et artisanal.

Pourtant, en 2008 et 2009, le conte de fées allait perdre de sa magie avec une violente chute du marché Japonais mettant l’entreprise dans une situation difficile avec un arrêt brutal des commandes et une manufacture tournant au ralenti…

La trajectoire atypique et l’aventure entrepreneuriale un peu folle de Pierre Corthay allait ainsi prendre une nouvelle direction, sans doute beaucoup plus orthodoxe économiquement, en octobre 2010 avec l’arrivée du discret mais hyper-actif Xavier de Royère, à l’époque l’un des dirigeants de Loewe le maroquinier hispanique, qui allait personnellement racheter l’entreprise, la renflouer et la porter vers une reconnaissance planétaire amplement méritée.

SUZY MENKES  : LA BONNE ETOILE DE PIERRE CORTHAY

Les débuts de Pierre Corthay en solo sont difficiles, surtout les deux premières années.

Il vient de quitter Berluti, et ne jouit en effet, au début des années 90, que de peu de notoriété sous son nom personnel. En outre, le marché des chaussures sur mesures est encore, à l’époque, largement sinistré et la clientèle pour ce type de produit très sophistiqué ne courre pas les rues, même celles des alentours de la Place Vendôme…

A l’époque Pierre fabrique, selon ses propres dires, «  une paire de chaussure et demi par mois  » et arrive tout juste à payer ses frais et à rembourser les traites. Pas question de prendre un salaire et encore moins d’embaucher qui que ce soit….

Corthay Bespoke-FullBrogue

Corthay Belphegor Bespoke

En 1992 pourtant, la vie de Pierre allait subitement changer grâce à Stéphane, le célèbre tenancier d’une formidable petite boutique parisienne de vêtements «  second hand  » située dans le quartier des Batignolles à Paris et dont les vrais connaisseurs s’échangent discrètement l’adresse depuis plus de trente ans… Il faut dire qu’il existe peu d’endroits au monde dans lesquels il est possible de dénicher autant de merveilles «  vintage  », comme des costumes bespoke de Savile Row, mais aussi des plus grandes maisons parisiennes comme Cifonelli, Camps de Luca, Smalto et Charvet.

Un jour de 1992, c’est en effet la porte de cette adresse aussi confidentielle qu’incontournable, que la grande Suzy Menkes, à l’époque «  Fashion Editor  » pour le International Herald Tribune, va pousser alors qu’elle est à la recherche d’un bottier parisien pour l’un de ses «  editorials  ». Stéphane lui répond qu’elle doit absolument aller rendre visite à un jeune bottier récemment installé et plein de promesses  : Pierre Corthay.

MONK vert bouteille mesure - copie

FULL BROGUE  noir et doréCette recommandation va littéralement bouleverser le destin de ce dernier. Car non seulement la grande prêtresse de la mode Suzy Menkes allait tomber follement amoureuse du travail de Corthay, mais elle allait, comme à son habitude, largement le faire savoir dans le monde entier. Quelques jours plus tard, l’article paraît en quatrième de couverture de l’International Herlad Tribune et le téléphone du petit atelier de la rue Volney, jusqu’alors presque muet se met à sonner sans arrêt…

Quelques mois plus tard, le sultan de Brunei lui commande 140 paires de souliers sur mesures et la maison Lanvin lui confie ses commandes sur mesure.

Le monde entier venait de découvrir le talent de Pierre Corthay.

LE STYLE CORTHAY

Ayant fait ses armes chez John Lobb puis chez Berluti, Pierre Corthay allait très vite réussir à opérer une fusion unique entre ces deux visions très différentes du soulier masculin.

Alors que Berluti jouait résolument , à l’époque, la carte de la finesse et de la flamboyance décomplexée avec ses patines stupéfiantes et ses formes radicales, John Lobb continuait, de son côté , à fabriquer les souliers selon les canons traditionnels de l’art bottier et trustait la belle clientèle parisienne classique et éduquée en la matière.

Corthay allait quant à lui littéralement puiser dans le meilleur des deux mondes pour donner naissance à des formes et des patronages à très forte personnalité.

Le derby Sergio, conçu et fabriqué pour un célèbre agent de photographes en 1996 est particulièrement représentatif du style Corthay  : un soulier d’un grand classicisme apparent mais dont le bout propose un petit plongé doux particulièrement élégant, une sorte de voie médiane entre le bout dit «  serres d’aigle  » (inventé  par le mythique bottier londonien d’origine hongroise Nicolaus Tukzek) et les bouts plus classiques, notamment britanniques.

Le richelieu Vendôme, avec son «  wingtip  » placé très en avant du soulier afin d’allonger visuellement la ligne générale du pied est également l’un des grands classiques de la maison toute comme le fantastique modèle Belphegor, célèbre soulier revisitant le Ghillie écossais (le soulier traditionnel porté avec un kilt.) Ce modèle très fort propose un laçage très caractéristique ainsi qu’un bout «  pincé  » très technique car il ne peut être réalisé par le bottier qu’en chauffant le cuir et en le pinçant manuellement pendant les quelques secondes où le cuir est chaud  : de la haute voltige  !

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Corthay Belphegor Bespoke 2

UNE PASSION PRECOCE POUR LE CUIR

Dès l’âge de 8 ans le jeune Corthay est attiré par le cuir et aime passer ses mercredis et prendre ses goûters chez une cousine de son père possédant, précisément, un atelier de petite maroquinerie. A cette époque, les régulations de Bruxelles n’ont pas encore envahi les ateliers, et le jeune Pierre a la chance de pouvoir toucher très tôt, sous la supervision de sa cousine, de vrais outils d’artisans.

L’esprit d’entreprenariat et la soif d’indépendance du jeune garçon s’exprime alors très vite : dès l’âge de treize ans, il se constitue un petit atelier dans sa chambre d’adolescent et commence à fabriquer (et à vendre, sauf aux filles qui lui plaisent) des petits objets en cuir comme des ceintures, des porte-monnaie et des porte-cartes.

C’est donc tout naturellement qu’il intègre à l’âge de seize ans la confrérie des Compagnons du Devoir et qu’il commence son Tour de France d’apprentissage du métier de bottier, «  le plus complet  » selon Pierre, parmi les nobles métiers enseignés par cette confrérie d’artisans unique au monde.

« À cette époque, raconte Corthay, j’étais une sorte d’OVNI dans la confrérie. En effet, à la fin des années 70, les métiers manuels ne jouissaient pas d’un grand engouement parmi la jeunesse française, et ce type de formation était plus vue comme une voie de garage pour les jeunes gens en échec scolaire que comme une voie royale vers la maîtrise d’un métier noble. D’ailleurs le problème, hier comme aujourd’hui, continue t’il, ce n’étaient pas les enfants mais bien les parents qui préféraient déjà à l’époque que leur progéniture fasse des études de droit ou de commerce, question de standing.  »

LES MAITRES DE CORTHAY

Son périple d’apprentissage durera six ans et conduira Pierre aux quatre coins de la France  : à Marseille sur le vieux port d’abord pendant deux ans, puis à Toulouse, à la Roche Bernard en Bretagne, à Lyon, à Strasbourg et enfin à Paris.

Comme tous ses frères ayant complété leur Tour de France, Pierre garde de cette épopée personnelle des souvenirs indélébiles et surtout, un respect éternel pour ses vieux maîtres qui l’ont accueilli et lui ont enseigné leur art.

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Corthay Bespoke

Dans le Panthéon personnel de Pierre, le vieux maître bottier Jean Dréan occupe cependant une place à part.

Jean Dréan

Installé dans la petite ville de la Roche Bernard dans le Morbihan, le vieux maître était le dernier représentant d’une lignée de neuf générations de bottiers qui exerçaient l’art familial depuis 1705 sans interruption. Un monument.

« J’avais entendu parler de lui par l’un de mes frères compagnon et je m’étais mis en tête de travailler à ses côtés avant qu’il ne soit trop âgé. Après l’avoir harcelé de lettres en ce sens, et après avoir essuyé plusieurs refus de sa part dus à son âge avancé, j’ai finalement réussi à le convaincre de me recevoir chez lui pendant l’été et de travailler à ses côtés sans demander rien d’autre que le gite et le couvert. Pendant trois étés, j’ai donc littéralement vécu chez lui, mangé à sa table et travaillé à ses côtés pour parfaire ma technique et la précision de mes gestes. Et je peux dire aujourd’hui que c’est Jean Dréan qui m’a véritablement enseigné les fondamentaux de ce métier. Passer chez Dréan c’était comme faire un stage pratique final. C’est grâce à lui que je me suis senti prêt, au milieu des années 80, à faire le grand saut et à me lancer dans la vie professionnelle.  »

En 1984 , «sa caisse à clous » sous le bras, Pierre frappe à la porte de l’atelier de John Lobb à Paris et rencontre le grand Georges William Dickinson (aka «  le Grand Dick  ») alors directeur général de la vénérable institution parisienne. A cette époque difficile pour la profession, les ouvriers sont vieillissants, les vocations très rares et l’atelier emploie un certain nombre de vieux bottiers très expérimentés travaillant à domicile.

Williamson donne immédiatement sa chance au jeune Corthay qui intègre l’atelier comme apprenti monteur sous la direction de «  Monsieur Louis  » Portella, un grand chef d’atelier de l’époque.

De ce bref passage d’un an et demi chez Lobb, Pierre gardera des souvenirs très forts et surtout une galerie de personnages dont il énumère les noms sans aucune hésitation plus de trente années plus tard  : David, Gaspard, Laurent, «  Monsieur Yves  » et «  Madame Marie-Claude  »…

« Lorsque les vieux bottiers Lobb venaient livrer leurs souliers à l’atelier, nous, les jeunes apprentis, nous jetions littéralement dessus pour en inspecter les moindres détails et tenter d’apprendre au maximum de leur travail. Rendez-vous compte : ces artisans avaient tous été formés avant-guerre et leur savoir-faire était tout simplement en voie d’extinction. Ce fut une grande chance pour moi d’avoir eu accès à de tels artisans avant qu’ils ne disparaissent. »

Jean Bourles

En 1985, soit à peine un an et demi après son arrivée chez John Lobb, Pierre reçoit un coup de téléphone de l’ancien piqueur de Jean Dréan qui officie désormais chez Berluti. Ce dernier prenant sa retraite, lui propose d’intégrer l’atelier Berluti et de travailler sous la coupe de Jean Bourles, grande figure du métier, ayant fait ses armes chez le légendaire Roger Vivier, le bottier de génie ayant, notamment, inventé le talon aiguille, dessiné les escarpins Dior et fabriqué les cuissardes torrides de Brigitte Bardot dans la chanson «  Harley Davidson  ».

Réputé pour sa rigueur et sa méticulosité dans le travail, Jean Bourles sera la deuxième grande influence de Corthay et lui insufflera le gout de l’exigence et de la perfection dans le travail.

Un an plus tard, en 1986, Pierre prend la suite du grand Bourles et donc la direction de l’atelier mesure de Berluti. Il y officiera six années, jusqu’au jour où l’un des fournisseurs de la maison, le formier Max Hameline, l’informe que le vieux bottier Richomme souhaite prendre sa retraite et cherche un successeur.

ARCA  : LE MODELE EMBLEMATIQUE

En 1999, Pierre Corthay dessine et réalise en Bespoke ce qui reste aujourd’hui son plus grand succès : L’Arca.

Corthay Arca-Aubergine - copie

Corthay Arca Vernis Framboise - copieProduit en 2003 en prêt-à-porter, ce derby deux œillets d’une simplicité et d’une élégance folles avec sa languette à la découpe flamboyante et son montage good-year d’une finesse remarquable est le modèle qui marquera le vrai début du succès international de Pierre Corthay.

Aujourd’hui proposé dans de nombreuses versions différentes, l’Arca est devenu un classique du soulier masculin haut de gamme et l’un des modèles symboles de l’engouement nouveau des hommes pour les belles chaussures.

CORTHAY  AUJOURD’HUI ET DEMAIN

A la fin de l’année 2010, Xavier de Royère, ex dirigeant du maroquinier Loewe en Espagne, et entrepreneur pugnace et passionné, devient actionnaire majoritaire de Corthay et lance l’entreprise sur la voie de développement international.

De Royère et son équipe vont ainsi ouvrir plusieurs boutiques dans les métropoles importantes (Londres, Hong Kong, Dubai, Pékin), structurer l’entreprise et lui donner une stratégie à long terme. Pierre Corthay se reconcentre alors sur le design et la direction artistique, tandis que l’atelier mesure reste dirigé par les fidèles compagnons de Pierre, Christophe Corthay son frère et «  Toulousain  » le chef d’atelier.

En 2013, la manufacture, où le montage good-year traditionnel règne toujours sans partage, est transférée dans de nouveaux locaux à Beaupréau près de Cholet dans le Maine et Loire.

En moins de quatre ans, la maison Corthay connait un développement international sans précédent et s’installe durablement au Panthéon des marques de souliers prisées par les esthètes et les connaisseurs.

Arca stream Corthay - copie

Corthay Vendôme2

MAITRE D’ART

En 2008, le Ministère de la Culture et de la Communication français élève Pierre Corthay au rang de «  Maître d’Art  ». Cette distinction, décernée à une centaine d’artisans d’exception en France, est directement inspirée de la tradition des «  Trésors Vivants  » au Japon. Le savoir-faire de Corthay est donc aujourd’hui considéré comme patrimoine immatériel de la nation française.

Mais le trésor dont il est désormais le protecteur et le porteur, n’est en réalité rien d’autre qu’une longue et fascinante sédimentation entre l’immense savoir de neuf générations de Dréan, la grande rigueur de Bourles, les secrets de fabrication des vieux bottiers de Lobb formés avant-guerre et les conseils de tous les maîtres rencontrés durant ses années d’apprentissage.

«  Quand un vieux sage meurt, c’est une bibliothèque qui brûle  » dit le proverbe africain que Pierre aime citer lorsqu’il évoque ses vieux maîtres.

Grâce à Pierre Corthay et à son parcours atypique, les bibliothèques de Dréan, de Bourles et des autres, semblent cependant bien avoir échappé aux flammes de l’oubli.

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– Extrait du livre « Parisian Gentleman, Éloge de l’élégance à la française » par Hugo Jacomet et Andy Julia. 256 pages, 300 photos originales. © Thames and Hudson pour l’édition originale, © Intervalles pour l’édition française. Tous droits de reproduction strictement réservés.

– Photos © Andy Julia et Maison Corthay. Portraits de Pierre Corthay © Andy Barnham.

– Voir également le film produit par nos soins sur Corthay et intitulé  « La Beauté du Geste » ci dessous :