La sélection Parisian Gentleman de souliers 2015-2016 (partie 1/2)

Hugo JACOMET

La sélection Parisian Gentleman de souliers 2015-2016 (partie 1/2)

Nous avons la joie de publier ce jour la première partie de la sélection Parisian Gentleman des souliers pour 2015/2016 qui comprend 33 maisons couvrant des tarifs allant de 160 euros à 560 euros. La seconde partie de notre sélection sera publiée la semaine prochaine et comprendra les 32 autres maisons sélectionnées avec des tarifs allant de 600 euros à 1600 euros.

Avec 59 marques abordées et commentées, cette sélection est donc la plus importante du genre depuis la création de PG et sans doute l’une des plus importantes actuellement disponible sur le web.

Avant d’entrer de plain pied, si j’ose dire, dans le vif du sujet, voici quelques clés de lecture afin de profiter au mieux de cette sélection et surtout de vous permettre de l’utiliser à bon escient pour vous guider dans vos recherches et vos choix.

- Pour la première fois, et pour être le plus possible en phase avec l’évolution actuelle extrêmement rapide du marché du soulier masculin, nous avons décidé de ne pas nous limiter, comme les années précédentes, au prêt-à-porter. En effet, la frontière entre le strict prêt-à-porter (que l’on trouve surtout dans les fourchettes de prix inférieures) et le « Made-to-Order » (c’est à dire avec plus de choix en termes de personnalisation de vos souliers, allant d’une « simple » patine jusqu’au choix des formes pour certains fabricants) ayant tendance à se réduire, il nous a semblé juste d’inclure dans cette sélection les différentes options offertes par les maisons retenues.

Nous couvrirons donc, pour cette édition 2015, le prêt-à-porter, le « Made to order » et le « Made-to-Measure ». Pour bien clarifier les concepts, ce que nous appellerons ici le « Made-to-Measure », c’est la création d’un soulier à vos mesures mais sur la base d’une forme existante modifiée (augmentée ou creusée selon le cas) et pas la création ex nihilo d’une forme unique pour vos pieds comme dans le pur bespoke.

- Comme cette sélection est, vous allez le constater, vraiment mondiale, nous n’avons pas inclus, dans les tarifs indiqués, les frais de port. Certaines maisons les offrent, d’autres les facturent, en fonction de la distance et du nombre de paires commandées. Nous vous demandons donc de bien vérifier par vous-même ce facteur qui, s’il reste anecdotique pour le haut de gamme, peut devenir important sur les souliers aux tarifs très placés. A titre d’information, une expédition ne devrait pas vous coûter plus de 30 euros, pour une paire de souliers venant d’Europe et pas plus de 50 pour une paire de souliers venant d’ailleurs.

- Les tarifs indiqués sont soit des tarifs moyens (qui peuvent en effet varier selon les modèles), soit les tarifs de la gamme que nous recommandons (pour les maisons couvrant une large palette de tarifs). A chaque fois cela sera indiqué dans le texte court accompagnant chaque marque sélectionnée.

- Alors que le marché japonais du soulier masculin est certainement l’un des plus dynamiques au monde avec, notamment, l’émergence d’un grand nombre de bottiers en grande mesure (souvent excellents d’ailleurs), nous n’avons pas inclus, dans cette sélection 2015, de représentants du secteur originaires du pays du Soleil Levant. La raison en est simple : le prêt-à-porter japonais n’est généralement pas adapté à la morphologie occidentale (le pied japonais est différent du nôtre, plus large et plus court) et aller faire une paire en bespoke sur place demanderait un déplacement particulièrement onéreux.

Par ailleurs, le marché local est tellement dynamique que peu de bottiers ou de chausseurs japonais ne s’intéressent à autre chose qu’au marché local. Cela ne veut donc pas dire que nous ne nous intéressons pas à l’industrie du soulier japonais, loin de là (voir notre article : Le Japon, l’autre pays du soulier).

- Le cours actuel (très élevé) de la livre sterling a également un impact très important sur cette sélection en faisant reculer significativement le rapport qualité-prix des souliers britanniques (surtout ceux « made in UK ») pour nos lecteurs n’habitant pas au Royaume Uni. Ce « petit » détail mis à part, les chausseurs britanniques sont, évidemment, toujours particulièrement bien représentés dans cette sélection, Northampton restant l’un des hauts-lieux du secteur au niveau mondial.

- Enfin, et sauf mention contraire,  le prix indiqué pour chaque maison ne comprend pas les embauchoirs (sauf dans le très haut de gamme où les « bois » sont presque toujours inclus).

Voici donc la sélection Parisian Gentleman 2015 de souliers, classée dans l’ordre croissant en termes de tarifs.

MEERMIN

Le champion du monde du rapport qualité-prix ?

Prix moyen : 160 euros

meermin.es

Meermin  - PG Selection

Meermin était la sensation de la version 2014 de cette sélection. Depuis, la maison majorquine, dirigée par l’une des « branches  » de la célèbre famille Albaladejo,  a largement confirmé tout le bien que l’on pensait d’elle et continue de proposer des produits impeccables en termes de rapport qualité-prix dont sa ligne « Classique » montée en Goodyear proposée à 160 euros et sa ligne « Hand-Welted » proposée à 260 euros.

Tout chez Meermin s’est amélioré depuis l’année dernière dont, notamment, le site internet qui propose un intelligent système de « MTO Groups » : l’idée est de proposer des modèles « Made-To-Order » (avec des peausseries, des formes et/ou des patronages spécifiques) sur la base d’un système de crowdsourcing.

Pour faire simple , chaque modèle est mis en vente et doit atteindre, pour être mis en production, un certain nombre de commandes. C’est novateur et très en phase avec le marché d’aujourd’hui. Une belle réussite que nous saluons chez PG et une formidable porte d’entrée dans le monde du beau soulier.

++ : un rapport qualité-prix vraiment excellent, une gamme large couvrant tous les besoins et tous les goûts.

— : à ce niveau de prix, on ne voit pas…

 

HERRING

Un grand nom de la distribution au Royaume Uni

Prix moyen : 165 euros

Herringshoes.co.uk

Herring - PG Selection

Herring est  une entreprise familiale, spécialisée dans la distribution de souliers britanniques fabriqués dans la région de Northampton (Church’s, Loake, Alfred Sargent, Tricker’s, Cheaney) et qui propose également, sur son site internet (lié à un entrepôt assez important), des modèles sous son propre nom.

La gamme baptisée « Herring Continental » qui, comme son nom l’indique, propose des souliers fabriqués en dehors du Royaume-Uni (Inde, Portugal, Espagne, selon les modèles), est particulièrement placée en termes de tarifs tout en offrant quelques modèles plutôt réussis tant en termes de style que de fabrication (dont, par exemple, le simple boucle assez joli ci-dessus proposé à 163 euros transport compris).

Notons également le site internet très fourni à fouiller en profondeur pour les amateurs, surtout en période de soldes où des affaires inouïes peuvent être réalisées sur de très bons produits.

++ : Un choix très large de souliers britanniques, une gamme éponyme très bien placée en termes de prix, une vraie transparence sur la provenance des produits.

— : Un style 100% britannique. Donc rien de très flamboyant. Du sérieux et rien d’autre.

 

VELASCA

Le nouveau venu 100% « Made in Italy »

Prix moyen : 179 euros

Velasca.com

Velasca - Selection PG

Velasca est certainement l’une des sensations de cette année et un nouvel acteur qui fait déjà beaucoup parler de lui.

Fondée par deux jeunes entrepreneurs transalpins, Enrico Casati et Jacopo Sebastio, et proposant une large gamme de souliers fabriquée en Italie à Montegranaro dans la région des Marches (ça ne s’invente pas !), Velasca est l’archétype des nouveaux modèles « direct-to-consumer » qui déferlent actuellement sur la toile, tous secteurs d’activité confondus.

L’idée est simple : pas ou peu de frais de boutiques physiques (en l’occurence deux petites pour Velasca, l’une à Milan l’autre à Munich), un site internet impeccablement conçu et à l’ergonomie parfaite, une activité intense sur la toile avec les nouveaux relais d’influence (dont quelques modèles réalisés avec notre camarade Fabio de « The Bespoke Dudes ») et une présence forte sur les réseaux sociaux.

Velasca propose une gamme de produits quasi complète avec de beaux modèles à des prix complètement dingues si l’on considère les 20 euros offerts pour une première commande (après la réponse à quelques questions pour une enquête consommateur) et les frais de ports offerts dans toute l’Europe et dans toute l’ Amérique du Nord.

Un nouvel entrant possédant assurément des atouts très sérieux pour prendre une belle place sur le marché.

++ : Une gamme – déjà – presque complète, des prix très placés, une belle qualité globale, une politique de retour sans soucis et des frais d’envoi gratuits.

— : Pas facile de trouver des points faibles à ce niveau de prix et de service.

 

JACK ERWIN

Le modèle « direct-to-consumer » en version Américaine 

Prix moyen : 180 euros

Jackerwin.com

Jack Erwin - PG Selection

Créée en 2013, Jack Erwin est l’archétype de l’entreprise américaine faisant partie de la « nouvelle économie » (digitale donc) et dont le modèle « direct-to-consumer » est clairement expliqué sur le site de l’entreprise : pas de boutiques – tout juste une « fitting room » dans le quartier de Tribeca à New York – pas de grossistes, pas d’agents, pas ou peu de frais de structure et donc des souliers de bonne qualité vendus directement aux consommateurs à des prix défiant toute concurrence outre-Atlantique (moins de 200 $).

La collection - « made in Portugal » d’abord, puis « made in Spain » aujourd’hui – est limitée mais efficace : quatre modèles en Goodyear, sept modèles en Blake et une petite gamme de trois mocassins. Rien de bien original dans cette gamme, mais un flair légèrement supérieur aux maisons classiques du marché américain – avec leurs formes lourdes et banales – comme Allen Edmonds.

Une belle initiative que nous allons suivre de près. Disponible uniquement, à ce jour, sur le marché américain (pas d’expédition hors des USA).

++ : Des jolis modèles fabriqués en Espagne vendus à moins de 200 $, un « flair » légèrement supérieur aux standards américains habituels, un site internet « user friendly ».

— : Uniquement disponible sur le territoire américain.

 

LODING

Le champion de France du prix unique

Prix moyen : 180 euros

Loding.fr

Loding - PG Selection

Avec aujourd’hui un réseau fort de 68 boutiques (dont 57 en France métropolitaine et 21 en Ile de France), Loding est devenu au fil des années un acteur incontournable de la chaussure masculine de qualité très correcte à prix unique : 180 euros.

S’étant diversifiée au fil des années (chemises, écharpes, polos, chaussettes…), l’entreprise est incontestablement une belle réussite entrepreneuriale et ses produits restent tout à fait pertinents sur un marché en pleine évolution et surtout en pleine mutation.

Les gammes sont larges, les formes plutôt réussies dans l’ensemble, la qualité des cuirs est correcte bien qu’inégale (rien de bien étonnant à ce tarif), et l’offre compétitive même si elle est, à notre avis, de plus en plus menacée par une concurrence qui s’amplifie.

Loding n’est donc plus seule sur son segment (comme durant son âge d’or) et va devoir, inévitablement, se remettre en question, monter en gamme en termes de cuirs et de qualité de chaussants pour garder sa position de leader en France.

++ : Un réseau de boutique très étendu, une gamme large couvrant tous les styles, toujours un très bon rapport qualité-prix.

— : Des qualités de cuirs inégales, des chaussants pas toujours excellents.

 

SHOE PASSION

Le modèle « direct-to-consumer » en version Allemande

Prix moyen : 210 euros

Shoepassion.com

Shoe Passion - PG Selection

Lancée il y a à peine deux ans, Shoepassion.com est une entreprise Berlinoise qui commence à sérieusement faire parler d’elle sur le marché des souliers de bonne qualité à des tarifs (très) placés. Fondée sur un principe hybride composé de 4 boutiques physiques (toutes situées en Allemagne) et d’un e-shop de grande qualité livrant dans le monde entier, Shoepassion.com propose plusieurs gammes de souliers de bonne qualité montés en Goodyear et fabriqués, comme il se doit de nos jours, en Espagne.

La qualité principale de cette maison germanique est la profondeur de son catalogue (près de 200 modèles référencés) qui couvre l’intégralité des besoins et des goûts, les tarifs d’expédition (très) très raisonnables (4,95 € forfaitaires pour la France par exemple, quel que soit le nombre d’article) et le sérieux global des prestations (dont des emballages très réussis avec des housses offertes).

A noter, chose assez rare pour une boutique en ligne, une collection de souliers en peausseries exotiques (cordovan, python, lézard, autruche) proposés, pour les amateurs, à des tarifs également très compétitifs.

++ : Un e-shop sérieux et particulièrement bien achalandé, un bon rapport qualité-prix global, un bon service client.

— : Franchement peu de points faibles à ce stade.

 

LOAKE

Le soulier anglais accessible

Prix moyen : 230 euros

Loake.co.uk

Loake - PG Selection

Loake est un fabricant britannique de souliers masculin, installé depuis la fin du 19ème siècle à Kettering (tout près de Northampton) et qui produit des souliers (très) classiques et de qualité (plutôt) honorable dans des gammes de prix particulièrement raisonnables, même malgré le cours actuel de la Livre Sterling.

La gamme « Loake shoemakers » propose par exemple des modèles à moins de 230 euros, fabriqués en Angleterre, comme le 747, un Oxford à bout droit hyper classique ou le Braemar, un derby full brogue tout ce qu’il y a de plus British.

La gamme supérieure, “Loake 1880“, propose quant à elle de beaux modèles avec des qualités de cuir supérieures comme le joli (et ultra-classique) brogue Buckingham qui est proposé à un tarif raisonnable pour les résidents au Royaume Uni (215£).

Loake constitue donc un choix sûr et sérieux pour les plus conservateurs d’entre vous et pour les amateurs de souliers anglais classiques.

++ : Un produit sérieux, des formes ultra-classiques, une maison qui a fait ses preuves, une vraie transparence quant au lieu de fabrication des produits (les quelques  « Made in India » vendus très peu cher sont clairement identifiés comme tels).

— : Des cuirs pas toujours excellents (surtout en entrée de gamme), des formes un peu ennuyeuses et très (trop ?) classiques, aucune prise de risque stylistique, pas de livraison en dehors du Royaume Uni.

 

DUGGERS OF LONDON

Pour les amoureux des brogues

Prix moyen : 240 euros

Duggersoflondon.co.uk

Duggers of London - PG Selection

Duggers of London était la bonne surprise de notre sélection 2014 avec, notamment, une petite gamme de « Country Brogues » très joliment dessinée (dont une version Gold / Jaune qui avait attiré notre attention) et proposée à des tarifs particulièrement bien sentis. Evidemment, avec le cours de la Livre Sterling, Duggers est actuellement plus onéreux pour les client résidant en dehors du Royaume-Uni mais reste, selon nous, une affaire très correcte, surtout pour les amateurs de Brogues à l’anglaise.

Fondée par un ancien de chez Bata et un spécialiste de l’e-commerce, DOL propose aujourd’hui une gamme de souliers très sympathique, certes encore très courte, mais plus importante que l’année dernière et toujours organisée autour de sept modèles de brogues, montés en Goodyear en Espagne.

Une jolie petite gamme, bien fichue, pas prétentieuse pour un sou et que nous continuons à bien aimer chez PG (surtout ces doublures de couleur orange, très agréables à l’oeil).

Un petit e-shop sérieux et très recommandable surtout pour ceux d’entre vous qui habitent au Royaume-Uni.

++ : De jolis souliers correctement réalisés, des petits « twists » sympathiques (doublure orange, mix de cuir grainé et de cuir lisse), un site facile à utiliser.

— : Des cuirs et des finitions pas complètement  irréprochables, comme toujours dans cette gamme de prix.

 

SEPTIEME LARGEUR

Un rapport qualité-prix toujours pertinent

Prix moyen : 245 euros

Septièmelargeur.fr

Septième Largeur - PG Selection

Fondée par Marcos Fernandez Cabezas (une figure du soulier masculin en France, fondateur de Bowen, puis de Emling, puis de Markowski), Septième Largeur est la seule maison de cette liste de recommandations n’ayant pas augmenté ses tarifs depuis la dernière sélection (et même l’avant-dernière), ce qui, dans le contexte d’un marché en pleine évolution, est vraiment louable.

Les modèles sont indiscutablement de bon goût, les gammes suffisamment larges pour que chacun y trouve son bonheur, les formes classiques mais avec du caractère et les patronages généralement réussis. Quant à la soi-disante irrégularité de la qualité des cuirs de cette petite maison, dont certains forums se font parfois l’écho, nous pensons que ce problème est rencontré à peu près par toutes les maisons naviguant dans cette gamme de prix et faisant fabriquer en Espagne ou au Portugal.

Une bonne petite maison, proposant des produits aux tarifs raisonnables, avec un développement international récent (Singapour et Taiwan) qu’il convient de saluer. Pour la petite histoire, le fondateur a récemment passé la main à son neveu Mathieu Preiss.

++ : De beaux modèles, une belle gamme « à patiner », du caractère sur certains modèles et un bon rapport qualité-prix

— : Une qualité de cuir inégale, des formes parfois discutables et des chaussants pas toujours au top.

 

ED ET AL

Un bon rapport qualité prix à Singapour

Prix moyen : 250 euros

Edetal.sg

Ed et Al - PG Selection

Ed et Al est une petite maison de souliers installée à Singapour dont le fondateur, Edwin Neo, est un authentique cordonnier ayant été formé en Hongrie il y a quelques années.

S’étant aperçu qu’à part l’importation depuis l’Europe rien de sérieux n’existait, selon ses critères (et les nôtres), à Singapour en matière de souliers masculins classiques de qualité, Edwin décide en 2010 de se lancer dans l’entreprise, complexe et risquée, de mettre en route une petite production locale en MTO et en Bespoke avant de lancer une jolie petite gamme de souliers en prêt-à-porter montée en Goodyear et fabriquée au Vietnam.

Depuis, la petite marque a fait son chemin et vient de lancer sa sixième collection.

Les souliers Ed et Al sont de beaux souliers classiques dont le montage et la fabrication, très honorables, n’ont rien à envier à certaines marques positionnées dans des segments de prix supérieurs et qui commence à fidéliser une jolie clientèle à Singapour bien sûr, mais aussi, et c’est plus récent, dans le monde entier.

Il est à noter que le prix indiqué en tête de cette review est, pour une fois, un prix incluant le transport (qui est de 28 euros forfaitaires pour le monde entier), ce qui veut dire que pour les personnes habitant (ou visitant) Singapour, le tarif d’une paire de Ed et Al est de 222 euros à ce jour (349 Dollars singapouriens), ce qui est une super bonne affaire pour un vrai soulier Goodyear très honnêtement réalisé.

Une belle initiative qui montre, s’il en était encore besoin, que la qualité de fabrication n’est pas qu’une question de géo-localisation… mais de sérieux, de savoir-faire et d’honnêteté. Des mots qui décrivent fort bien les produits de cette jolie petite maison.

++ : Un beau produit, honnête, bien réalisé et au « flair » incontestable. Une excellente affaire si vous habitez, ou visitez, Singapour.

— : La qualité des cuirs, perfectible.

 

RAMON CUBERTA

Un nouveau nom à retenir

Prix moyen : 290 euros

ramoncuberta.com

Ramon Cuberta - PG Selection 1

Ramon Cuberta est un (très) jeune bottier de Barcelone et qui propose depuis peu de beaux souliers en grand mesure (à partir de 1500 euros, ce qui reste une vraie aubaine, même s’il a commencé en dessous de 1000 euros il y a moins d’un an !)

S’étant très vite fait remarquer dans le petit monde des passionnés de souliers mesure (notamment par notre Shoe Snob préféré), Cuberta a décidé de lancer en parallèle une micro-gamme de souliers en prêt-à-porter, montée en Goodyear dans l’une des nombreuses petites usines d’Almensa (près d’Albacete) et finie à la main dans son propre atelier de Barcelone.

La première « gamme » consiste en deux modèles, un oxford et un double-boucle. Une gamme en MTO est, en outre, déjà en développement et devrait voir le jour très rapidement. Un nom à retenir absolument et un petit atelier à aller visiter si vous êtes de passage à Barcelone.

++ : Un joli prêt-à-porter monté en Espagne mais surtout fini, que dis-je, bichonné à la main par un authentique bottier.

— : Deux modèles en prêt-à porter seulement pour l’instant, et uniquement disponibles sur place dans l’atelier de Barcelone. Prévoir une patine également, car ce n’est pas le fort de Cuberta à ce jour !

 

YANKO

Le retour en force d’un grand nom du soulier Espagnol

Prix moyen : 300 euros

Yanko.com

Yanko - PG Selection 1

Dans les années 80, Yanko était l’un des très grands noms du soulier majorquin et produisait, pour la terre entière, plus d’un million de paires de chaussures par an avant de connaître, au milieu des années 90, une période très sombre ayant pratiquement fait disparaître le nom et l’usine (nous n’entrerons pas dans les détails de cette histoire pour le moins tumultueuse, faite de faillites successives, de reprises ratées et autres gâteries de ce genre).

Ce qui nous importe aujourd’hui c’est que Yanko a été relancé en 2007 par le jeune homme d’affaires Antonio Llobera et qu’après avoir retrouvé le chemin du succès d’abord hors d’Europe, la marque est aujourd’hui de nouveau disponible sur le marché, à la fois dans certaines boutiques multi-marques, mais également en ligne grâce à un site de vente dédié pour l’Europe (Shoeparadis.com).

La gamme est belle et assez complète, les formes élégantes (nous aimons beaucoup la forme 915 notamment)  et la qualité est vraiment au rendez-vous au niveau de la fabrication, des finitions et, surtout, des cuirs, de très belle qualité pour cette gamme de prix (entre 285 et 310 euros).

Yanko semble donc de retour avec des arguments solides à faire valoir. A suivre de très près.

++ : Une qualité générale très convaincante, des cuirs étonnamment qualitatifs dans cette gamme de prix.

— : Un parc de formes encore assez limité (du moins online) et une présence en « retail » elle aussi encore limitée.

 

GRENSON

De bonnes chaussures anglaises massives et solides

Prix moyen : 310 euros

Grenson.co.uk

Grenson - PG Selection

Pour aimer Grenson, il faut aimer le style anglais « country » : des semelles épaisses ultra solides, des perforations généreuses et des formes massives aux bouts très (très) ronds. Les « country brogues » de Grenson comme le fameux modèle Archie ci-dessus (une modèle sur lequel tout est, à dessein, surdimensionné) sont devenus, ces dernières années, de vrais succès grâce à des design sans concession et des constructions très sérieuses (même pour les modèles produits en Inde).

Grenson possède sa propre usine à Northampton depuis plus d’un siècle  dans laquelle elle produit des souliers pour d’autres maisons, ainsi que ses propres gammes G ZERO et G ONE (les plus qualitatives dans lesquelles on peux trouver de très beaux souliers comme ce « Full wing tip brogue » absolument magistral, mais positionné dans une autre gamme de prix).

Les gammes G TWO, plus accessibles, sont quant à elles produites à la main en Inde dans une usine que l’entreprise dirige depuis plusieurs années.

Pour vos moments plus décontractés et vos virées en campagne.

++ : De bons souliers, solides, durables et à l’esthétique sympathique (pour qui aime les gros souliers).

— : Des formes un peu lourdes qui laissent peu de place à la subtilité, mais c’est le style maison, sans concession.

 

STIVALERIA SAVOIA

Une belle maison de souliers (très) classiques à Milan

Prix moyen : 350 euros

Stivaleriasavoia.it

Sitvaleria Savoia - PG Selection

Stivaleria Savoia, propriété de E. Marinella le célèbre fabricant de cravates à Naples,  est une jolie petite boutique/atelier de souliers installée dans un quartier bourgeois de Milan et qui jouit d’une solide réputation parmi la belle clientèle locale pour sa fabrication de beaux souliers sur mesure classiques.

Les souliers en bespoke sont réalisés par le bottier maison (qui travaille sur place) et par 3 ou 4 autres bottiers traditionnels travaillant depuis leur domicile à Milan. Il s’agit d’une vraie belle production en grande mesure proposée à des tarifs plutôt raisonnables pour la qualité des prestations (autour de 2000 euros) et dont il se dit à Milan que le grande spécialité est de fabriquer des souliers particulièrement adaptés aux pieds sensibles.

Pour compléter cette offre bespoke, qui est le coeur du business maison, une jolie gamme en prêt-à-porter ultra-classsique est également proposée à partir de 350 euros. Des produits sérieux, très conservateurs mais très honnêtes, tant en terme de construction (Goodyear principalement) que de qualité de cuir.

L’accueil est discret et chaleureux et l’ambiance n’est pas sans rappeler celle d’une haberdashery anglaise (avec, en parallèle, des jolies gammes de chapeaux, bagages, parapluies et maille).

En cette période de grands changements dans les modes de consommation, cette petite maison milanaise traditionnelle (dans tous les sens du terme) est l’exemple type du commerce de détail « de luxe » tel qu’on le pratiquait autrefois. Un endroit reposant et agréable, qui fleure bon le cuir et qui est à visiter si vous êtes de passage dans la capitale lombarde.

++ : Des produits sérieux et classiques, un accueil discret et professionnel, une boutique au charme indéniable.

— : Des produits très classiques et très conservateurs uniquement.

 

COBBLER UNION

L’un des tous meilleurs rapports qualité/prix du marché

Prix moyen : 370 euros

Cobbler-Union.com

Cobbler Union 2

Créée en 2014 par Daniel Porcelli, Cobbler Union est incontestablement l’une des révélations de l’année dernière et indiscutablement l’une des marques qui progressent le plus vite actuellement sur le marché, même si l’entreprise, installée tout près d’Atlanta en Géorgie, est encore de taille modeste par rapport aux grands acteurs du marché aux USA.

L’idée de Porcelli est simple : proposer des souliers de qualité supérieure, produits par petites séries (en Espagne évidemment) et commercialisés au prix le plus juste possible afin, selon les propres mots du bouillonnant fondateur (que nous avons rencontré à Atlanta au mois de mars dernier), de « réinventer la définition du luxe ».

Ou, pour le dire autrement, de venir chasser résolument (et ouvertement, ce qui n’est pas pour nous déplaire) sur les terres de marques vendues à des tarifs supérieurs de 200 à 300 euros.

Les souliers CU sont de bons produits, bien faits, avec du goût, des belles formes, des beaux patronages, du bon cuir et une qualité de service supérieure (politique de retour simple, expérience client excellente, envois soignés).

L’offre MTO est également très attractive et surtout particulièrement souple : vous pouvez personnaliser n’importe quel modèle en modifiant la forme, le cuir, la semelle et la patine, pour un supplément de 90 euros pour deux éléments, 140 pour trois et 180 euros pour les quatre. Cobbler Union s’engageant à vous livrer le produit fini chez vous entre 90 et 120 jours maximum.

Une petite maison que nous apprécions beaucoup chez PG et qui pourrait bien représenter ce qui se fait de mieux actuellement sur le marché américain dans cette gamme de prix (et même dans celle au dessus). A noter que l’entreprise vient tout juste d’ouvrir sa première boutique physique dans un joli quartier d’Atlanta aux USA.

++ : Un excellent produit, un service top et un rapport qualité-prix de premier ordre.

— : Peu de points faibles à ce stade.

 

CARMINA

Le chef de file du beau soulier Majorquin 

Prix moyen : 380 euros

Carminashoemaker.com

Carmina cordovan - PG Selection

Carmina est « l’oeuvre » de la célèbre famille Pujadas/Albaladejo qui fabrique de formidables souliers depuis la fin du dix-neuvième siècle et qui fut parmi les premières entreprises à installer une manufacture de souliers pratiquant le cousu Goodyear aux Iles Baléares en 1905. C’est dire si, chez les Albaladejo, ont sait de quoi on parle quand on parle de chaussures masculines.

Réputés pour leur qualité indiscutable (et d’ailleurs très peu discutée, même sur les forums de passionnés les plus « hardcore » et les plus exigeants), les souliers Carmina font l’objet, aujourd’hui, d’un engouement désormais planétaire, ce qui n’est que justice lorsque l’on connait l’apport des Albaladejo au secteur tout entier.

En dehors d’une qualité unanimement reconnue, les souliers maison ne manquent jamais de style ni de flair et la gamme de formes disponible est l’une des plus abouties sur le marché. Chez PG nous avons, par exemple, un gros faible pour les formes Simpson et Inca.

Evidemment, pour les amateurs, le Shell Cordovan (le cuir de cheval) est l’une des grandes spécialités maison et les créations utilisant ce cuir si particulier sont de toute beauté (comme, par exemple, ce superbe double boucle en cordovan bleu sur forme Inca).

L’une des quelques maisons-référence du domaine.

++ : Des souliers la plupart du temps superbes, un excellent parc de formes. Un choix à la fois sûr et plein de style.

— : Peu de points faibles, si ce n’est une certaine inflation des prix depuis quelques temps… même si le rapport qualité-prix reste très bon.

 

GUSTAVIA

La deuxième vie d’un bon chausseur parisien 

Prix moyen : 380 euros

Gustaviashoes.com

Gustavia - PG Selection

Gustavia est le nouveau nom de la petite maison/boutique dirigée par Sam Gouasmia, l’un des co-fondateurs d’Altan dont la route s’est récemment séparée d’Altan Bottier avec la création de sa propre marque, Gustavia, disponible dans sa boutique installée rue Sainte Beuve, sur la rive-gauche de Paris.

Sam jouit d’une belle réputation parmi le public des connaisseurs à Paris et devrait, malgré la perte de notoriété liée à son changement de nom, réussir à conserver une jolie clientèle qui apprécie son goût, indéniable, ses conseils, toujours avisés, et son approche, passionnée, du métier.

Les souliers Gustavia, fabriqués pour la plupart au Portugal, ont une belle personnalité qui est renforcée, évidemment, par les belles patines réalisées sur place (et inclues, il faut le noter, dans le prix des souliers). Une jolie adresse parisienne pour ceux qui apprécient de prendre leur temps pour « causer » souliers avec un vrai passionné et qui aiment cette approche classique voire, à dessein, surannée, du petit commerce de détail. En tous cas nous, chez PG, on aime bien ça.

++ : De jolis souliers dessinés, patinés et vendus par un vrai boutiquier passionné.

— : Une gamme plus petite qu’auparavant, évidemment.

 

CARLOS SANTOS

L’éternel « futur grand nom » du soulier masculin

Prix moyen : 400 euros

Santosshoes.com

Carlos Santos - PG Selection

Carlos Santos est un chausseur portugais très réputé, qui fabrique de beaux souliers pour un grand nombre de chausseurs de par le monde mais dont la propre marque est l’archétype du chaos marketing (ou de l’absence totale de stratégie claire). Nous fûmes ainsi parmi les tous premiers à parler de Carlos Santos sur PG (voir ICI) auquel nous prédisions un grand avenir tant nous étions convaincus de la qualité du produit et du potentiel de la marque.

Cinq ans plus tard, les produits restent très bons, mais c’est toujours le flou (très) artistique en termes de distribution : un temps distribué chez Marc Guyot, il reste, à ce jour, toujours aussi difficile de mettre la main (et surtout le pied) sur une paire de CS, au moins sous son propre nom. Même chose pour les gammes, illisibles (qu’est-il advenu de la superbe gamme « handcrafted » qui a disparu du site maison ?) et pour les prix (très variables chez les – rares – boutiques en ligne distribuant la marque).

Heureusement pour lecteurs français de PG, il existe un lieu à Paris où il est possible de trouver une jolie gamme de Carlos Santos « à patiner » : chez JM Legazel dont le « bar à patines » est installée dans la galerie des boutiques au Palais des Congrès de Paris, Porte Maillot.

En dehors de (tout) cela, Carlos Santos reste, à notre sens, un très bon produit.

++ : Un beau produit, de beaux designs classiques et une belle qualité globale.

— : Stratégie, prix et distribution illisibles.

 

JOSEPH CHEANEY

La (belle) deuxième vie d’une belle maison historique

Prix moyen : 425 euros

Cheaney.co.uk

Cheaney - PG Selection

Cheaney est la maison relancée en 2009 par les cousins Church après leur décision de quitter le groupe Prada et de remettre en route la manufacture historique fondée en 1866 et installée à Kettering près de Northampton.

Nous suivons Cheaney depuis quelques temps maintenant chez PG et nous aimons bien l’orientation prise par la marque : les souliers sont tous clairement britanniques, sans concession, mais avec une belle évolution (toutes proportions gardées, dans tous les sens du terme) des formes et des patronages.

Car si nous restons clairement en terre anglaise, avec des beaux souliers qui respirent, souvent, la solidité et l’austérité, les gammes de Cheaney ont su malgré tout se forger une vraie personnalité et représentent, selon nous, une belle option pour les amoureux (et ils sont nombreux) du vrai beau soulier britannique.

La gamme « Classic » est bien positionnée sur son segment (malgré, encore une fois, le cours actuel très élevé de la Livre Sterling) avec de beaux produits comme le Brogue Oxford ci dessus. La gamme « Imperial », quant à elle, est la plus belle de la maison et propose, pour 675 euros, des souliers de grande qualité avec, notamment, des cuirs superbes comme sur ce Whole Cut à bout golf simulé que nous aimons particulièrement.

Une bien belle maison qui mérite, plus que jamais, sa place dans ces colonnes.

++ : Une belle qualité globale sur les trois gammes dont la gamme « Classic » qui représente une excellente entrée dans le monde du vrai beau soulier « Made in UK ».

— : Peu de points faibles sauf, peut-être, des formes globalement encore très (trop) lourdes notamment sur la gamme City (l’entrée de gamme).

 

VALENTIN FRUNZA

De beaux souliers faits-main en Moldavie 

Prix moyen : 450 euros

Valentinfrunza.com

Valentin Frunza - PG Selection

Valentin Frunza fait partie de cette nouvelle génération de bottiers qui émerge dans des pays encore peu connus sur ce marché, voire peu connus tout court car qui sait honnêtement, sans consulter la carte, où se trouve la Moldavie et, a fortiori, la ville de Chisinau ? Pour mémoire, la République de Moldavie est un petit pays qui se situe entre la Roumanie et l’Ukraine.

La première « salve » de ces bottiers talentueux venus de l’Est a concerné d’abord la Roumanie (Maftei, St Crispin’s) et la Hongrie (Vass, Rozsnyai). La deuxième vague nous arrive maintenant de Pologne et de petits états comme la Moldavie qui, eux aussi, possèdent, à des degrés divers, une vraie culture bottière.

Valentin Frunza, quant à lui, est un jeune bottier moldave ayant appris le métier avec son père depuis l’âge de 12 ans, ayant ensuite voyagé pour parfaire son avoir-faire (notamment chez le voisin Hongrois) et ayant lancé son atelier de souliers (prêt-à-porter et sur-mesure) très récemment dans la capitale moldave.

C’est donc dans un petit atelier situé au coeur de Chisinau que Valentin fabrique à la main de beaux souliers montés sur des formes acquises en Roumanie avec du bon cuir provenant principalement de la tannerie allemande Rendenbach.

Les premières collections sont étonnantes de maturité, avec, notamment, un très belle petite collection de boots et le tout semble posséder un vrai potentiel. Evidemment, les tarifs sont imbattables pour ce type de souliers faits-main car Valentin Frunza possède et développe d’abord une clientèle locale : 450 euros pour le prêt-à-porter et 550 euros pour la mesure (sur formes existantes modifiées).

A ce jour, et sauf indication contraire, les souliers de Frunza ne sont accessibles que sur place en Moldavie ou dans le cadre de trunk-shows que le jeune bottier commence à organiser, notamment… en Roumanie. Nous vivons une époque formidable pour le soulier masculin ! Un nom à suivre de près.

++ : De beaux souliers intégralement montés main pour des tarifs, évidemment, presque surréalistes.

— : Une disponibilité encore très limitée (sauf à se rendre sur place, ce qui peut, vu les tarifs pour la mesure, valoir le coup).

 

ALTAN BOTTIER

La belle santé d’une maison parisienne

Prix moyen : 450 euros

Altan-Bottier.com

Altan Bottier - PG Selection

Nous avons récemment consacré un article à Altan Bottier, petite maison parisienne de souliers (voir ICI) qui est en plein développement et qui propose une belle gammes de souliers dans ses deux boutiques parisiennes (rue de Miromesnil et rue Lincoln) ainsi que dans sa boutique en ligne.

Fondée en 1973 par Sukru Sensozlu, Altan est à l’origine un atelier de bottes sur mesures, ce qui, encore aujourd’hui, est un atout indéniable (avec, notamment, un service de cordonnerie haut de gamme pour l’entretien de vos chaussures chéries).

Lancée en 1998, la gamme en prêt-à-porter va vraiment prendre son envol en 2003 avec le développement (dans le sillage de Berluti) d’un service de patines personnalisées (soit bien avant la folie qui allait s’emparer du domaine à la fin des années 2000).

Aujourd’hui la maison Altan Bottier est dirigée par Altan Sensozlu, le fils de Sukru qui est par ailleurs toujours en activité pour la partie grande mesure, et est devenue au fil des ans une maison connue et reconnue pour la qualité toujours très honorable de ses souliers (proposés dans tous les types de montage et fabriqués, selon les modèles, en Espagne ou au Portugal), leur originalité parfois (assez) débridée, le caractère indéniable des patines proposées et l’accueil, toujours courtois et professionnel.

A noter l’arrivée prochaine, d’une ligne « bottier » proposant (pour un tarif différent bien sûr) des cuirs supérieurs et des finitions haut de gamme. A suivre.

++ : Une belle maison sérieuse, des produits avec de la personnalité, un vrai dynamisme et une belle créativité.

— : Une qualité de cuir variable selon les modèles.

 

J. FITZPATRICK FOOTWEAR

Le « Shoe Snob » est-il en train de réussir son pari ?

Prix moyen : 460 euros

Jfitzpatrickfootwear.com

J. Fitzpatrick PG

Malgré une Livre Sterling qui pénalise grandement les chausseurs britanniques pour leur business en dehors du Royaume-Uni, notre camarade Justin Fitzpatrick (aka le « Shoe Snob ») continue son ascension irrésistible sur le marché et propose désormais une gamme de souliers digne de maisons beaucoup plus anciennes et beaucoup plus importantes.

Ayant été parmi les tous premiers chez PG à croire en l’aventure de Justin (avec, notons le, Tony Gaziano qui a toujours fait preuve d’une grande bienveillance à l’endroit de Justin durant ses années d’apprentissage lorsqu’il patinait infatigablement des souliers chez Gieves and Hawkes le jour et qu’il fabriquait des souliers la nuit, pour s’entrainer), nous ne pouvons que nous réjouir de son succès qui semble se confirmer saison après saison, avec des gammes de plus en plus raffinées, des modèles de plus en plus sophistiqués et une qualité globale en net progrès.

Ayant enfin réalisé le « cut » dans son propre pays (nous rappelons que Justin est Américain) avec un trunk-show chez Leffot à New York (après bon nombre d’autres dans le monde entier) il reste maintenant à Justin Fitzpatrick à concrétiser son rêve initial avec l’ouverture d’une boutique en propre ou, à tout le moins, avec une présence plus importante dans des lieux de vente physiques, sa concession chez Timothy Everest à Spitalfields étant pour le moins excentrée.

Une belle aventure et, surtout, de biens beaux souliers dessinés et conçus par un entrepreneur tenace et d’une honnêteté désarmante. Une valeur qui devient de plus en plus sûre du marché.

++ : Des designs innovants, une belle qualité globale et une démarche honnête.

— : Une présence physique encore très faible, même à Londres.

 

CAULAINCOURT

La petite maison parisienne qui monte…

Prix moyen : 465 euros

Caulaincourt.paris

Caulaincourt - PG Selection

Fondée il y a quelques années par Alexis Lafont, un authentique passionné de souliers masculins, la maison Caulaincourt est incontestablement l’un des succès français de ces dernières années avec, en l’espace de peu de temps, l’ouverture de trois boutiques en propre (dont la dernière Avenue Victor Hugo) et l’ouverture, encore plus récente, d’une jolie boutique en ligne dédiée à la marque.

La raison de ce succès est simple : les souliers Caulaincourt sont beaux, bien construits et relativement abordables au vu de la qualité, très constante, délivrée. Fabriqués majoritairement en France (dans le Maine et Loire près de Saumur), les créations maisons sont raffinées, sophistiquées et fines, sans pour autant être trop longues, ce qui est parfois le pêché des fabricants transalpins.

Différents types de montages sont proposés (GY, Blake, Bolonais) et la gamme des modèles est vraiment séduisante avec, notamment, des boots bi-matière de toute beauté (qui ont permis à la marque de se faire grandement remarquer sur la toile).

Le MTO maison est également remarquable puisque, pour faire court, tout est quasiment possible (changement de montage, de cuir, de patronage) pour des suppléments de tarifs très raisonnables par rapport au prêt-à-porter (compter 150 euros en moyenne).

Incontestablement la maison parisienne qui monte…

+++ : De la qualité, de la personnalité, de la constance et des gammes vraiment séduisantes.

— : Peu de points faibles, vraiment.

 

BARBANERA

Un peu de rock and roll, un peu de moto et beaucoup de style

Prix moyen : 480 euros

Barbanerashoes.net

Barbanera - Selection PG

Lancée en 2011 et formée de deux fratries, dont les frères Guardi, Barbanera est une nouvelle marque de souliers italiens fabriqués dans une petite usine en Toscane et qui jouit déjà d’une belle notoriété grâce, notamment, à la personnalité indéniable (et furieusement séduisante) de certains de leurs modèles phares : le Gatsby, un soulier de type spectator revisité à la mode Barbanera, le Jerry Lee, un soulier hybride, derby boucle avec frange amovible ou, encore la superbe riding boot Ruskin, semblant tout droit sortie d’un film de James Dean et que, chez PG, nous aimons beaucoup.

Le style Barnabera c’est un joyeux fourre-tout composé d’origines italiennes, de passion pour la moto, de rock’n’roll (Sergio Guardi était, il y a encore peu de temps, un bassiste de rock professionnel) et d’une approche du design décomplexée et décontractée.

L’une des vraies belles découvertes de cette sélection 2015 et une jeune maison prometteuse à suivre de près.

++ : Des souliers à forte personnalité et une belle qualité globale.

— : Encore difficile à se procurer à cause d’une distribution encore très confidentielle et des délais de livraison encore aléatoires.

 

TRICKER’S

Tout change sur le marché, rien ne change chez Tricker’s

Prix moyen : 490 euros

Trickers.com

Tricker's - PG Selection

Fondée en 1829, Tricker’s est l’une des plus anciennes manufactures de fabrication de souliers de la région de Northampton.

Hormis le problème, actuel, du cours déraisonnable de la Livre Sterling, notre review de 2014 de Tricker’s est toujours parfaitement d’actualité :

Chez Tricker’s, comme chez Grenson et consorts, pas de manières, pas de formes fuselées ni d’effets de style sur les patronages : les modèles sont simples, les formes rondes et classiques et le tout respire la qualité et la solidité. Comme beaucoup d’amateurs de Trickers, j’ai un (gros) faible pour les brogues de campagne (country brogues) maison dont le génial modèle Bourton ci-dessus, un soulier très agréable à porter et d’une solidité incroyable.

Evidemment, tout est fabriqué dans la manufacture maison qui fabrique par ailleurs bon nombre de produits  pour d’autres marques.

Une maison très respectable et dont la boutique de Jermyn Street reste un « must see » pour tout amateur de belles chaussures anglaises.

++ : Des beaux souliers bien fabriqué et solides, des country brogues fabuleux !

— : Des formes rondes et globalement peu attractives.

 

VASS

Le plus célèbre bottier de Budapest

Prix moyen : 500 euros

Vass-Shoes.com

Vass - PG Selection

Laszlo Vass est un bottier hongrois faisant l’objet, depuis quelques années, d’un engouement planétaire car il fut l’un des premiers bottiers/chausseurs de l’Est de de l’Europe à se faire un nom en dehors de ses frontières. En effet, lorsque le monde entier a découvert, il y a quelques années maintenant, les formidables souliers faits-main de Vass commercialisés à des prix jamais vus à l’époque, ce fut un choc et un succès immédiats.

Evidemment, le succès instantané de cette petite maison ne fut pas sans poser, au début, quelques problèmes logistiques (délais de livraison aléatoires, qualité des produits parfois inconstante, service client un peu trop « rustique » pour une clientèle occidentale…).

Aujourd’hui Vass continue à commercialiser ses formidables souliers soit depuis son atelier de Budapest, soit depuis son site Internet (qui a été grandement amélioré, indéniablement) soit via un réseau de revendeurs dans certains pays comme Made to Order à Paris.

Les souliers sont toujours aussi beaux (les formes K et U notamment et les incontournables Budapester pour les amateurs de souliers massifs et ultra costauds.), les finitions en net progrès et les cuirs de qualité plus qu’honorable.

Quant au rapport qualité/prix, il reste de tout premier plan, évidemment.

++ : De très beaux souliers montés main, des gammes de plus en plus larges, un rapport qualité-prix époustouflant.

— : Des délais toujours approximatifs et un service-client, bien que de très bonne volonté, encore loin des standards européens et, surtout, américains.

 

ALFRED SARGENT

Des biens beaux souliers mais une stratégie illisible

Prix moyen : 520 euros

Alfredsargent.co.uk

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Nous aimons beaucoup, chez PG (et depuis longtemps) Alfred Sargent, excellent fabricant de souliers anglais de la région de Northampton dont la manufacture abrita, il y a quelques années, les premières lignes de production de nos amis de chez Gaziano & Girling (il se dit d’ailleurs dans le métier qu’AS a bien profité, à l’époque, du talent et du savoir-faire de Tony Gaziano qui a grandement contribué à faire progresser l’usine, mais c’est une autre histoire) et qui fabrique de belles chaussures élégantes et bien plus fines que la plupart des fabricants locaux.

Le seul problème avec Alfred Sargent (qui fabrique par ailleurs pour d’autres marques) c’est que la stratégie de l’entreprise reste toujours aussi floue et que  sa politique de distribution (et de prix) reste très mouvante. Par exemple, il est possible de trouver la gamme « Exclusive » chez Herring pour 600 euros comme ce très beau Richelieu à plastron  alors que dans le réseau Manfield, ce joli Richelieu bout golf issu, à priori, de la même gamme est proposé à 450 euros… De le même ordre d’idée, le même modèle est vendu à un tarif avoisinant les 600 euros dans la boutique en ligne A fine pair of shoes. C’est à ne rien y comprendre !

Evidemment, ces souliers doivent surement présenter des qualités différentes pour justifier ces écarts de prix, le modèle Manfield étant décrit comme »AS pour Bowen », ce qui n’est pas, avouons le, le meilleur moyen d’attirer le chaland-connaisseur. C’est le problème chez Sargent : aucune indication claire de quelle gamme il s’agit et peu de cohérence globale dans la distribution.

Nous ne savons d’ailleurs pas, à ce jour, où trouver à coup sûr la gamme magnifique gamme supérieure « Handgrade » ni même à quel prix…

A part cela les souliers AS sont beaux et, souvent, très bien réalisés.

++ : De beaux souliers anglais comme on les aime, classiques « with a twist » grâce à de belles formes et à une belle réalisation.

— : Une politique de distribution incohérente et des tarifs illisibles.

 

ALDEN

Les souliers  « Made in USA » classiques, durables et confortables

Prix moyen : 520 euros

Aldenshoe.com

Alden - PG Selection 1

Alden, maison américaine créée en 1884 en Nouvelle Angleterre tient toujours fièrement sa place dans la sélection PG !

Il faut dire que la maison installée dans la même ville du Massachusetts depuis sa création a de sérieux arguments à faire valoir : une qualité de construction impeccable, une solidité éprouvée, une qualité de cuir toujours excellente, un confort absolument phénoménal et, bien sûr, une maîtrise particulièrement poussée du cuir Cordovan.

Distribués dans le monde entier dans un réseau de points de ventes haut de gamme (Degand à Bruxelles, Leffot à New York, Upper Shoes à Lyon et Paris, Sir Max à Amsterdam, Santa Eulalia à Barcelone pour ne citer que quelques exemples), les souliers Alden restent, aujourd’hui plus que jamais, fidèles à leurs caractéristiques : des formes toujours aussi peu flatteuses (rondes et « lourdes » à l’oeil) mais un excellent chaussant (de qualité orthopédique au sens propre du terme) et des gammes de boots absolument géniales, notamment celles réalisées avec Leffot à New York.

Tout amateur de souliers devrait posséder au moins une paire d’Alden sans sa collection. Juste pour « l’expérience », comme disent si bien les américains.

++ : Un confort exceptionnel, une belle qualité de fabrication, un cuir Cordovan de premier ordre.

— : Des formes toujours aussi ennuyeuses (hormis les boots) et peu d’efforts pour moderniser le style général.

 

WILDSMITH

La renaissance d’une vieille gloire du soulier Britannique

Prix moyen : 530 euros

Wildsmith.com

Wildsmith - PG Selection

La maison Wildsmith, fondée en 1847, fait partie de ces marques ayant fait l’objet d’une résurrection soudaine suite à la fermeture du business et à la vente du nom (et de l’histoire qui va avec) à des investisseurs. Le Wildsmith d’aujourd’hui n’a donc rien à voir avec l’ancien, ce qui ne nous empêche pas d’intégrer la marque dans notre sélection 2015 tant les produits sont de bonne qualité et proposé à des prix décents (compte tenu du taux de change).

Relancée en 2013 par les fondateurs de « Cad and the Dandy » et Chay Cooper, un ancient de chez Alfred Sargent, Widsmith propose depuis deux ans une jolie petite collection de beaux souliers anglais fabriqués à Northampton (chez Alfred Sargent) dont les designs, certes classiques, font preuve d’un flair discret mais réel.

Nous aimons particulièrement le simple boucle bi-matière en tête de cette review ainsi que le simple boucle St James au patronage sobre mais très réussi.

Le départ de Chay Cooper qui a rejoint les rangs de Crockett and Jones en milieu d’année dernière a quelque peu stoppé la progression prometteuse de Wildsmith et jeté le doute sur le futur de la marque (la petite collection n’ayant pas du tout changé depuis plus d’une année maintenant).

En attendant d’en savoir plus, les produits proposés restent, quant à eux, pertinents et séduisants. A suivre donc.

++ : Une belle petite collection de souliers anglais dessinés avec beaucoup de goût, des tarifs raisonnables (toutes proportions gardées bien sûr).

— : Une collection qui reste très limitée et un futur un peu flou.

 

CROCKETT & JONES

L’une des références du beau soulier Britannique

Prix moyen : 550 euros

Crockettandjones.com

Crockett-and-Jones-PG Selection

Organisée autour de deux gammes, la « Main Line » (prix moyen 550 euros) et la « Handgrade » (prix moyen 750 euros avec plus d’opérations à la main et des cuirs de premier choix, tant pour les tiges que pour les semelles), l’offre Crockett and Jones représente, assurément, l’un des choix les plus sûrs pour les amoureux de très belles chaussures anglaises.

La manufacture Crockett and Jones de Northampton, fondée en 1879, est l’une des plus réputées de la région (LE berceau des belles chaussures en Angleterre) et la maison déçoit rarement avec ses produits dont la qualité et l’élégance sont d’une constance exemplaire.

Les modèles CJ sont les archétypes des « classiques intemporels » (une formulation tellement galvaudée de nos jours) et il est vraiment difficile de ne pas se laisser déduire, un jour ou l’autre, par des modèles comme le Westbourne (Main line), un Richelieu à plastron aux proportions parfaites, le Pembroke (Main Line), un formidable brogue de campagne ou la Camberley (Main Line), une belle bottine à double boucle.

A noter que la maison propose des gammes légèrement différentes pour ses points de vente situés en France, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.

++ : La qualité objective et ressentie, la régularité, la discrétion, l’étendue des gammes.

— : Vraiment peu de prises de risque en termes de style au fil des années, mais c’est le positionnement de la maison.

 

ROZSNYAI

Pour les amoureux des « Budapester »

 Prix moyen : 550 euros

Rozsnyaishoes.com

Rozsnyai - PG Selection

Rozsnyai, l’un des noms les plus difficiles à prononcer (et surtout à écrire) de cette sélection, est un chausseur hongrois fabricant, à la main, de bons souliers dans sa petite unité de production située à 200 km de la capitale et disposant d’une boutique dans le centre de Budapest, juste à coté de l’illustre Laszlo Vass (et de quelques autres chausseurs locaux).

Si Vass s’est fait remarquer dans le monde entier pour ses souliers particulièrement élégants (avec des formes très en phase avec le marché actuel et des designs très contemporains), Rozsnyai s’est plutôt fait remarquer, à une moins grande échelle cependant, pour sa production de Budapester.

Les Budapester sont des souliers ultra-costauds et massifs montés sur des formes elles-mêmes à dessein très « lourdes » et dont la particularité est de proposer un bout très haut. La couture triple (dite « Goyser ») est évidemment très visible et souvent très mise en valeur avec du fil contrasté pour insister sur l’impression évidente de solidité et de durabilité de l’ensemble.

On aime ou on aime pas, mais si vous aimez, alors la maison Rozsnyai est très certainement à mettre sur votre liste car les produits sont très sérieux et très bien réalisés, le tout à des prix évidemment très raisonnables pour du fait-main.

++ : De beaux Budapester montés-main proposés à des tarifs très compétitifs.

— : Le reste de la gamme (notamment la gamme dite « contemporaine ») est, à ce jour, beaucoup moins convaincante.

 

MARC GUYOT

Des souliers qui ne ressemblent à aucun autre

 Prix moyen : 550 euros

Marcguyot.com

Marc Guyot - Selection PG

Marc Guyot est l’un des designers les plus doués de sa génération et ses créations, vraiment à part, semblent presque toutes sorties directement d’un catalogue Apparel Arts des années 30 (le fameux magazine illustré par Lawrence Fellows dont Guyot a racheté le nom), qu’il s’agisse de souliers, de costumes ou d’accessoires.

Dire que Guyot propose, saison après saison, des souliers qui ne ressemblent à aucun autre pourrait sembler exagéré surtout en cette période bénie de créativité débridée (!) dans le monde de la chaussure pour hommes. Pourtant, pour suivre le travail de Guyot depuis plus de cinq ans maintenant, il semble que cette assertion n’ait jamais été aussi juste qu’aujourd’hui :

Marc Guyot fait ce qui lui plaît, contre vents et marées et propose des souliers à la personnalité unique comme l’escarpin de type années 30 ci-dessus, ce derby à garants tunnel ou encore ce derby saddle particulièrement réussis. Les tarifs démarrent à 420 euros, mais la gamme la plus intéressante est, indiscutablement, la gamme « Tradition » qui propose d’authentiques souliers d’esthètes en montage Goodyear sous gravure.

Pour ceux d’entre vous qui souhaitent s’assurer que leurs souliers ne ressemblent pas à ceux de leur(s) voisin(s).

++ : Des designs uniques à forte personnalité, des souliers vraiment différents, une belle qualité globale.

— : Des stocks assez restreints, par définition et un « menu » assez court.

 

ENZO BONAFE

Une pépite Bolonaise encore méconnue 

Prix moyen : 560 euros

Enzobonafe.com

bonafe

Il y a des maisons que l’on regrette de ne pas avoir recommandé plus tôt : c’est le cas de l’atelier Enzo Bonafè installé depuis 1963 à Bologne et qui représente peut-être, dans sa gamme de prix (et même dans celles juste au dessus), l’une des meilleurs affaires sur le marché actuellement, pour ceux d’entre vous étant en mesure de dépenser plus de 500 euros dans une paire de souliers.

Fondée en 1963, la maison Bonafè réalise de formidables souliers en cousu-trépointe (handwelted) dont certains modèles – comme les fameuses bottines à boutons maison - sont en train de devenir des classiques, grâce notamment au travail de Skoaktiebolaget, magasin installé à Stockholm, réputé pour sa sélection de beaux souliers, son excellente boutique en ligne et sa présence très forte sur les forums et les réseaux sociaux.

A noter que les souliers Bonafè sont réputés pour leurs chaussants proposant, notamment, des cous-de-pied assez généreux et un confort global excellent.

Nous sommes heureux chez PG que la maison Bonafè sorte enfin de l’anonymat relatif dans lequel elle vivait jusqu’alors (en fabriquant principalement pour d’autres marques) et se fasse un nom pour elle-même, car elle le mérite vraiment. La marque n’est d’ailleurs pas, à ce jour, distribuée en France, voir ICI la liste des revendeurs agréés.

++ : De splendides souliers « handwelted » à des tarifs très placés pour ce genre de prestation haut de gamme.

— : Une distribution encore confidentielle et un site Web maison d’un autre temps (avec de très mauvaises photos qui ne rendent en aucun cas grâce à l’excellence de la fabrication).

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